Daniel Costelle avait sorti la série des Grandes Batailles de l'Histoire, à voir facilement sur youtube. Cela a vieilli mais reste tout de même très intéresant à regarder.

Le FESSE, qui n'invente rien mais recycle tout, fait pareil, mais avec les batailles qu'on joue.

Une fois n'est pas coutume, diront certains, mais je vais essayer de m'y atteler. Il faut juste que je pense à prendre des photos de nos parties. Les mauvaises langues (tant mieux pour eux si leurs épouses ne sont pas d'accord), diront que même avec des photos, je ne fais pas de compte-rendu.

Il y a un fond de vérité là-dedans que je vais tenter de contredire par tous les moyens que mon génie brillant (surtout dans le noir et en tout bien tout honneur) mets à ma disposition. 

 

Je commence donc cette rubrique avec Solférino. Minden, où môssieur le marqus a brillé, et Aspern-Essling suivront, si je retrouve les photos de ce dernier. Ainsi que Manassas.

Il y aura aussi deux autres types de séries : Les Grandes Parties pas Fines du FESSE, nos parties hors scénarios et napocalypse et Les Grandes Campagnes du FESSE, avec notamment 1815, dès que la situation sanitaire nous permettra de ramener Réré la Mitraille à Paris.

 

 

Retour donc à Solférino, juin 1859.

 

Nous avons rejoué la bataille le dimanche 13 octobre 2019, au club de Figurines et Stratégies, F&S, à ne pas confondre avec leurs lointains cousins du FESSE, un peu comme le singe et l'homme, on se demande qui est le singe et qui est l'homme d'ailleurs.

 

Les pervers

D'éminents membres du FESSE et de F&S avaienr répondu à l'appel :

- le sanguinaire Orange Leader, sanguin comme son orange d'ex-patron, ou de futur-ex. Le taff c'est un peu comme les meufs, on ne sait jamais trop où on en est, sauf au moment du divorce/licenciement, et tu sens le léger picotement tout en bas du dos

- le sadique des Alpages, ou l'Alpaga Sadique, appelé plus sobrement Le Suisse.

- le pervers des gros tubes, l'artilleur fou, un des dupont-dupond de la Voga, Réré la Mitraille, qu'on appelle aussi parfois Rémi.

- le chargeur fou, gentiment nommé Lapinou. Ma chère et tendre l'appelle plus volontiers Nounours. Nous, on l'appelle de temps à autre Ludo.

- Le Père Héa, un sage parmi cette brochette de dépravés ludiques, une main sur le coeur, l'autre soit dans ta gueule, soit à farfouiller au fond de l'une de ses poches trouées, histoire de vérifier la présence de l'argenterie de famille. Tout dépends s'il est revêtu de son cuir clouté ou de sa robe de bure (ou les deux, l'un dessus l'autre, il ne faut pas se tromper de sens). un pervers qui aime à jouer avec le Suisse en napo, c'est dire si le cas est désespéré

- et moi-même, votre modeste (sisi) quoiqu'illustre serviteur.

 

Le FESSE était bien représenté, bien qu'il manquât à l'appel le sinistre Don Perversio, qui boudait devant la 12568è blessure de Neymar, celle où il s'est retrouvé entre thiago silva et un autre trans, parce qu'il préfère le sudiste suprémaciste à l'indépendantiste italien. Il a changé d'avis entretemps, ayant découvert que l'uniforme de l'armée italienne de 1859 et 1866 ressemblait étrangement à une de ses tenues préférées du jeudi soir au Lagon Bleu, entre celle de marin (avec le pompom) et celle d'officier nationaliste sadique interrogeant une jeune et vierge militante du POUM. Je parle bien sûr de la célèbre tenue en latex, celle avec les fermetures éclair. 

 

La règle

Nous avons utilisé la règle Brigade Age of Valor (notre adaptation de Brigade Fire and Fury et de Age of Valor) au second en pire. Nous utillisons le même système, simple, à base de d10, de cul, de manoeuvres savantes et de fusils rayés qui a fait le succès de cette règle. L'adaptation tourne plutôt bien, même si'il me reste du travail pour la mettre au propre (en profitant au passage de trduite l'original...), et utilisant quelques bonnes idées d'une ou deux règles pour non pas rajouter de la complexité, mais ce qui manque à BFF, la dimension stratégique. D'un autre côté, en sécession, les batailles de 20-30.000 hommes sont courantes. En second empire, on se rentre dedans directement à 2 ou 3 corps de chaque côté. J'ai troué un système simple à mettre en place et qui n'ajoute rien à la longueur de la partie pour cela, j'y reviendrais ultérieurement. J'ai en vue du temps devant moi, confinement et opération (oui, je dois passer sur le billard bientôt), pour peaufiner tout cela, peindre et jouer aussi.

Les premiers tests ont très bien tourné, on a testé d'autres trucs, mais nous revenons à nos premiers amours de Fire and Fury, le dé10. Cela marche très bien. le feu est bien rendu, pas décisif, mais puissant, l'artillerie en concentrations est redoutable (une batterie isolée peut être pénible, quatre batteries à 1000 mètres font rapidement de gros dégâts sur une brigade). Elle a en effet un truc qui apaise l'adversaire. Il faudra bien gérer les zones urbaines, on se bat beaucoup en ville en Europe (oui en sécession, il y a très peu de villes déjà sur les lieux de combat, cela n'aide pas)...

 

Les rôles

Ce dimanche 13 octobre, nous avions donc rendez-vous dans les plaines lombardes pour en découdre. Au Kremlin-Bicêtre, sans Vladimir, mais avec une belle brochette de pervers ludiques.

Lapinou voulait jouer français, Rere la Mitraille voulait jouer autrichien. Le Suisse, arrivé à la bourre (je ne comprends pas, avec toute cette horlogierie, comment il faiut. Moi je n'ai pas de montre, donc c'est normal que je sois, aux dires des autres, en retard) eut droit aux italiens et à leurs fusils à bouchon. J'en profite pour livrer une citation historique du suisse lors de cette partie : "pour tirer, il faut que je m'approche?". Oui, à la guerre, on peut prendre des coups, cela arrive.

Restait un rôle français et deux autrichiens à jouer. On s'est réparti cela je sais plus comment, mais nous avons pu éviter le duel au sabre le matin derrière l'église.

Lapinou, Le Suisse et moi-même formions le camp des gentils, venus se faire tuer pour libérer quelques ritales, oups pardon, italiens. Et leur permettre de commencer leur unification. Et ensuite les défoncer pour une vague histoire d'écclésiastique non pédophile au Vatican quelques années plus tard, et pour s'apercevoir qu'ils nous aideraient pas en retour face à la Prusse, car après tout, les Prussiens, ennemis de l'Autriche, étaient forcément leurs alliés naturels, selon le vieil adage, l'ennemi de mon ennemi est mon ami...

Orange Leader, JMP et Remi jouaient autrichien. On a frôlé l'incident diplomatique quand il a fallu répartir les rôles. En effet, le corps de tête autrichien est quelque peu dispersé, en train de se mettre en ordre de bataille quand 4 divisions françaises, généraux sabre entre les dents à leur tête, leur tombent sur la gueule, sans avoir eu l'élémentaire politesse de leur manipuler le bout avant de leur rentrer dedans. Personne ne se pressant pour le jouer, il fut procédé à un tirage au sort parmi les joueurs autrichiens. Orange Leader, qui avait eu l'idée de ce tirage pour éviter de le jouer, reçut donc le commandement du 5ème Corps, sous Stadion, l'agneau sacrificiel, Le Père héa (JMP) celui de l'ivrogne de service, à savoir Clam-Gallas, et Réré, celui de Zobel, à ne pas confondre avec Zobi le général zélote adepte des combats de gladiateurs, qui rentrera plus tard (dans la partie, pas dans le gladiateur, cela ne nous regarde pas)

 

Le scénario

Pour corser les choses, les Empereurs n'arrivant qu'un peu plus tard sur le champ de bataille, les joueurs n'avaient pas le droit de faire de plan de bataille avant que leur général en chef ne soit présent (il ne faut en effet pas oublier que c'est avant tout une bataille de rencontre). Napoléon III arriva rapidement, le Kaiser était un peu plus aux fraises, voire aux framboises... Chaque corps autrichen était un peu livré à lui-même en attendant. Notons que quand le Kaiser est présent, les joueurs peuvent parler, mais l'initiative passe de -2 à -3. Comme quoi... A l'usage, cela me semble un peu trop restrictif et peu fun. Pas de plan avant la bataille pour aucun des deux camps, les joueurs peuvent ensuite échanger des messages rapidement par écrit ou parler entre eux. On s'en fout, on joue.

 

Avant d'ouvrir la page Kultur, une photo du champ de bataille.

 

Champ de bataille avec nom des lieuxEn rouge, les éléments urbains importants. Les français doivent prendre Solférino, Cassiano et Cavriana avant la tombée de la nuit. Les italiens doivent prendre, de leur côté, Pozzolengo. Il y a du travail

 

L'objectif principal de la bataille éponyme.

20Tout est calme. Pas pour longtemps!!!

 

Maintenant, un peu d'histoire.

En ce mois de juin 1859, après s'être pris une petite fessée à Magenta, les autrichiens ont reculé derrière la ligne du Mincio. Mais l'Empereur Josef prends alors le commandement et décide d'attaquer, persuadé que les alliés sont toujours derrière la Chiese. Le mouvement offensif autrichen est sûr de lui et décousu. 

Le lendemain, les autrichiens, certains de leur force, de leur droits, de leur prérogatives et conscients de leur supériorité intellectuelle sur les alliés, ne s'embarassent pas à coordonner leur marche (on ne va pas s'emmerder avec des détails triviaux tout de même) et commencent leur mouvement longtemps après les français. A 7h00, le contact est établi. Stadion organise son corps à la va-vite autour de Solférino, pendant que Clam-Gallas, qui n'en est qu'à 2 grammes à cette heure - il a pris un peu de retard sur la gnole, sans doute un problème d'intendance, à moins que cela soit un régiment hongrois qui en ait détourné l'essentiel - essaie de s'organiser tant bien que vaille et que Zobel, quant à lui, est toujours en marche derrière. 

En face, les maréchaux MacMahon (joué par Lapinou) et Baraguey d'HIlliers (moi-même) finissent de mettre en ligne leurs troupes et commencent gaiement à rentrer dans le vif du sujet... Derrière, la garde suit. Pas d'excitation, la garde en 1859 c'est pas le top, les meilleurs troupes sont celles de MacMahon et son Armée d'Afrique. Un peu de cavalerie complète le dispositif. 

Les italiens montrent en même temps leurs têtes de colonne, mais Le Suisse aura du boulot, il a une table à traverser pour atteindre ses objectifs. Déjà qu'il a dû mal à attaquer une position à trois contre un en temps normal, alors traverser une table complète, qui plus est parsemée ici et là de quelques grenzers avinés, cela risque d'être vite insurmontable... Heureusement, point de corps de jeune garde à mettre dans la poche cette fois-ci, pour le cas ou les deux cosaques au coin du bois franchiraient l'Elster...

25La brigade de tête autrichienne voit les troupes françaises se mettre en place, au-delà de portée des fusils. L'histoire n'as pas retenu quels mots de réconfort le comte de Stadion a susurré à l'oreille du général Von Victimz avant de l'envoyer ralentir les français.

 

 Retour à la partie

La partie commence gaiement par le Tour 1, quelle surprise! Dès le début, l'avant-garde italienne, un bataillon de bersaglieri et un régiment de cavalerie, montrent le bout de leur nez en longue colonne de marche. Personne en face à plusieurs kilomètres, Xaver décide de se risquer et d'avancer un peu mais pas trop... On ne sait jamais, la saison de la chasse est ouverte, et même s'ils ont pas une gueule de sanglier ou de cycliste en gilet jaune fluo, un coup est vite parti, surtout avec 2.5 grammes dans le pif.

02

Déploiement initial des deux armées. Les français au premier plan sur fond bleu, les autrichiens au fond sur fond rouge, les italiens non notés, quelque part dans les bois à droite.

08BOn a trouvé les italiens, prudemment cachés dans les bois. Nous noterons leur uniforme très prussien. Et pour cause, je n'avais même pas commencé à les peindre, on a pris donc le sprussiens de orange Leader. Les prussiens et les italiens, c'est presque pareil. Pour paraphraser Dali, les prussiens parlent fort, les italiens eux aussi. Les prussiens gesticulent beaucoup, les italiens eux aussi. Les prussiens gagnent des batailles, les italiens eux non plus.

 

Pendant ce temps, les troupes françaises s'ébranlent droit vers leurs objectif. Mac Mahon, à droite, déploie son artillerie de réserve. Mais n'est pas artilleur qui veut, et Lapinou est plus sabreur que tireur. Il ne s'aperçoit qu'après avoir dételé son artillerie qu'il s'agit en partie de canons d'ancienne génération (pas rayés) et qu'ils sont trop loin. Pas grave, il suffit juste de les redéployer un peu plus loin en plein milieu des rizières... L'affaire de quelques heures tout au plus...

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L'artillerie dans la rizière, des mecs devant, l'ennemi trop loin. La morale de cette histoire est qu'en lisant un peu son ordre de bataille, on peut s'apercevoir que son canon de 12 est du lisse, et pas du rayé. Et que le projectile est peut-être plus gros, mais va beaucoup moins loin... N'est pas Réré la Mitraille artilleur qui le veut.

 

Ce n'est pas du goût du gébéral Villaine qui à la tête de ses chasseurs à cheval s'ébranle vers l'ennemi, à savoir un bataillon de jäger (prononcer iéger et non djager comme Mike. Au final, comme ça m'a gonflé, j'ai parlé de chasseurs...) autrichiens, qui jouait à l'enfant perdu, une de ses compagnies tenant une petite ferme.

24C'est dans ce moment là qu'on comprends, qu'à l'instar du capitaine Red dans Pirates, le général Stadion, une main sur le coeur, l'autre sur l'épaule du major Von Bumakoz, commandant du bataillon de jâger surnommé par la postérité les sacrifiés de Solférino : "Ecoutez mon bon Bumakoz. Il en faudrait plus des comme vous. Vous allez compter jusqu'à 10.000 puis rétrograder avec votre bataillon. Pas d'inquiétude pour votre femme et vos enfants, l'Empereur saura s'en occuper".

 

La division Decaen du corps de MacMahon (2ème Corps) en profite pour avancer au plus vite, de l'eau jusqu'aux genoux dans les rizières. Motterouge, qui commande l'autre division du second corps est un peu plus en arrière et ne devrait pas tarder à montrer ses têtes de colonne. A gauche, Baraguey d'Hilliers ne s'embarasse pas et fait, comme d'habitude, dans la finesse. J'avance aussi vite que je peux.

02ALadmirault n'est pas encore là. Admirons cet ordre français, cela ne vas pas durer, surtout avec les deux furieux qui commandent.

 

N'étant pas embarassé par trop de canons, je fonce au plus vite avec la division Forey, tandis que ma seconde division commandée par Ladmirault, avance en longues colonnes derrière lui. Les avant-garde étant déjà proche de l'ennemi, je commence à subir le feu imprécis (pas pour longtemps) des autrichiens. Ordre est donné de mettre baïonette au canon.

03Une vue d'ensemble, on voit que la pression française est très vite dirigée sur Solférino. Mais comme dirait le général anglais Sir H. Hull, il ne suffira pas de se mettre la noix entre les fesses pour la casser. Quel grand poète ce général gallois!

 

Stadion (joué par Orange Leader) ne perds pas de temps et commence à déployer son corps d'armée pour faire face au mieux. Il verouille Solférino avec un régiment autrichen, de l'artillerie en soutien et déploie ses troupes légères sur sa droite pour gêner l'avance française devant lui.

 

04Stadion déploie ses troupes du mieux qu'i lpeut pour contrer la menace. Elle vient de face face à un premier furieux, de gauche face à un second furieux, emmenant en plus avec lui les unités étrangères et disciplinaires. IL semble moins préoccupé par la droite, avec le Suisse qui essaie tant bien que mal de mener sa grande tâche, consolider son trône.

 

Orange leader envoie aussi une des brigades de la seconde ligne plus loin vers sa droite pour empêcher les italiens de prendre trop de terrain. JMP (Clam-Gallas) de son côté, vient appuyer Stadion face à la vague française.

 

05Clam-Gallas, sans son verre de brandy, sa robe de bure et son cuir clouté, manoeuvre. Les autrichiens ont semble-t-il décidé que Clam-Gallas couvrirait la gauche de Stadion face à MacMahon, ce qui permettra à Stadion de se concentrer sur Solférino pour faire face à baraguey d'Hilliers et à la garde qui commence à poindre le bout de son nez.

 

Pendant ce temps, Patouneaux, avec sa cavalerie, fait route vers la gauche française, pour lier entre elles les armées italiennes et françaises. il doit ainsi permettre aux renforts qui arrivent de se déploye rà l'abri. Mais le scénario indique que Partouneaux sera peut être demandé au sud du champ de bataille, tout à droite des français...

 

06Partouneaux, le nez dans le document portant l'ordre délivré par le capitaine Servitude, ne voit pas l'infanterie française. Cela engendrera quelques désordres. Magnanime, l'Empereur ne chatiera pas l'officier chargé de l'organisation des troupes. Il ira officier au Mexique par la suite...

 

A 7h30, des cris se font entendre sur toute la ligne française. Des dizaines de milliers de poitrine retentissent le cri de « Vive l'Empereur ». Sa Majesté vient se positionner sur les hauteurs devant Solférino pour organiser l'attaque. La seconde division (Motterouge) de MacMahon déboule déjà sur le champ de bataille en une longue colonne. Decaen, qui commande la première suit la cavalerie de Villaine qui tente une première charge sur les jägers isolés. Après une sanglante volée exécutée à bout portant, les chasseurs à cheval français refluent en désordre. A gauche, les italiens sortent du bois.

 

08Les longues colonnes des grenadiers piémontais débouchent. Quelques bataillons autrichiens vont tenter de les ralentir. 

 

Stadion ramène pendant ce temps sa nombreuse, mais dépassée artillerie, car équipée d'armes non rayées, pour supporter sa première ligne. La fusillade s'étend tout du long de la ligne de bataille et enveloppe les troupes d'une épaisse fumée. Les divisions d'infanterie française commencent à progresser pied à pied face aux autrichiens de Stadion,

65Les infanterie de ligne des deux armées se font face. Lorenz contre fusils rayés, qui va l'emporter?

 

La division Habermann, du III Korps, marche au son du canon, Ses brigades viennent, de manière dispersée, appuyer les lignes autrichiennes. Clam-Gallas, après avoir bu du café bien salé, descend à 1 gramme, et commence à organiser la marche de son corps d'armée à la rescousse de Stadion. Celui-ci voit arriver, au loin, de nouvelles colonnes françaises. Les cris redoublés de Vive l'Empereur ne laissent aucun doute. C'est la garde qui va déboucher.

09AA l'époque, je n'avais pas encore assez peint, et je n'avais que de la ligne pour tout représenter. Les longues colonnes de la garde arrivent, il y a encore toute la cavalerie de la garde derrière, hors table.

 

Mais c'est l'embouteillage. Les officiers chargés de l'organisation de la marche de l'armée française finiront sans doute eux aussi au Mexique. C'est un désordre sans nom qui s'installe derrière les lignes françaises. Les autrichiens ont déployé leur avant-garde, pendant que le reste de leur première brigade débouche sur le champ de bataille. Notre Suisse, découvre que ses troupes ont de vieux mousquets (peut-être même des arquebuses) et ne tirent qu'à 2 pouces, contre 10 pour les Lorenz autrichens. La découverte est rude... Il va falloir s'approcher.

 

 

A 9h00, la bataille bat son plein. Les troupes françaises ont pu déployer trois divisions maintenant, pendant que Bazaine et Motterouge viennent se mettre en ligne, le premier à la gauche du dispositif français, le second derrière la division Decaen. Les troupes de l'Armée d'Afrique se battent comme des lions et repoussent partout les autrichiens. Les jägers font des merveilles et repoussent les percées françaises. Une division de cavalerie autrichienne vient de déboucher sur le champ de bataille, et se dirige illico vers la droite, pour faire face aux italiens qui commencent à se montrer en force, et qui retrouve par là même tout leur courage.

34Bizarres ces uniformes italiens. Mais bon, contrairement aux prussiens qui gagnent des batailles et perdent des guerres, eux, ils perdent des batailles (Custoza, Caporetto)  et gagnent des guerres (1866, 14-18)

 

A 10 heures, la division de cavalerie de Partouneaux, après avoir foutu le bordel dans les colonnes françaises, reçoit l'ordre de son commandant de corps, de faire demi-tour, pour aller plus au sud, dans les plaines de Medole, où la bataille fait aussi rage (mais ceci est une autre histoire et représente les combats qui se déroulent en parallèle plus au sud).

27Solférino de doit pas tomber, sinon, toute la position autrichienne sera en l'air.

 

Une immense clameur retentit alors des rangs autrichiens : le Kaiser arrive enfin. Les joueurs autrichiens vont pouvoir enfin avoir un conciliabule. Et passer de -2 à -3 en initiative.

40Les généraux autrichiens sont joyeux d'apprendre la nouvelle. Acht, tu as encore échoué. Tu m'avais pourtant bien dit que ta cavalerie verrouillait  tous les chemins et que le kaiser ne pourrait jamais arriver sur le champ de bataille!

 

 

Les français profitent de ce moment d'inattention pour redoubler d'efforts et réattaquer les lignes de Stadion avec encore plus de véhémence.

 

32Il ne reste plus beaucoup de troupes entre les français et leur proie.

 

Villaine, énervé sans doute de son échec du début de la bataille, relance quelques charges de cavalerie, avec encore plus de succès pour les autrichiens. Le maréchal MacMahon lui ayant demandé au préalable poliment de se replier, il réitère l'ordre, avec cette fois ci un peloton d'exécution, au cas où celui-ci ne serait pas compris. Les zouaves, turcos, légionnaires et troupes de l'Armée d'Afrique continuent d'avancer dans les lignes autrichiennes.

 

 

Pendant que les têtes de colonnes de Zobel débouchent enfin pour aller contrer les italiens, les troupes de Satdion se défendent bec et ongle dans Solférino. Mais à 10h30, la ville tombe enfin.

49Acht kel choli firache!

 

Làs, le comte de Stadion lance des contre-attaques sans grand succès tandis que Bazaine fait monter la pression et permet aux troupes de Baraguey d'Hilliers de consolider leur prise.

42Bazaine, en cours de déploiement, qui une fois ses deux brigades en place, va s'enfoncer dans le dispositif autrichien et menacer Solférino.

 

Face à MacMahon, les troupes de Clam-Gallas commencent à relever les unités de Stadion, épuisées par près de 4 heures de combat. Près de la moitié du V Korps a été consumé, et le I Korps de Clam-Gallas commence lui aussi à subir de plus en plus importantes pertes.

La Garde Impériale débouche complètement et commence à se déployer derrière les deux corps en première ligne.

 

Pendant ce temps, les italiens débouchent enfin en masse !

46Le Suisse se fends même d'une petite attaque extrêmement audacieuse, en envoyant ses grenadiers contre un bataillon isolé d'infanterie légère.

 

Solférino est de plus en plus sous pression.

45Solférino au fond, les autrichiens de Clam-Gallas font ce qu'ils peuvent, mais les deux corps se sont fait authentiquement rouler dessus. Les pertes sont très lourdes. En face, les deux corps français commencent à donner des signes de fatigue, mais avancent toujours. Et la garde se déploie.

 

Baraguey, après avoir nettoyé ce qui traînait devant lui, et ayant une brigade qui garde son flanc, couchée dans les blés et réduite à 1/4 de son effectif initial, attaque Solférino

55Baraguey d'Hilliers pei cher son effort.

 

Les généraux autrichiens sont confiants

54La preuve!!!

Après plusieurs assauts, Solférino tombe. 

60Vive l'Emperereur!!! 

 

54L'état-major autrichien cache sa joie. C'est ça, la prise de hauteur des Habsbourg.

 

Solférino est tombé, Stadion recule de plus en plus, avec des troupes démoralisées, et Clam-Gallas ne va pas tenir longtemps. Les italiens ont déployé de nombreuses troupes et commencent aux aussi à imposer une forte pression. Bazaine, décide de se mettre à la tête de sa première brigade, et sabre au clair, emmène ses hommes. Deux régiments autrichiens, déjà affaiblis, en font les frais et partent en déroute.

 

58Après la chute de Solférino, les autrichiens ont reculé sur toute la ligne.

 

A midi, après 5 heures de combats furieux, la bataille est perdue pour les autrichiens. Même si deux villages restent à prendre loin derrière pour les français, il va être difficile pour Stadion de simplement rester sur le champ de bataille. Il a perdu 50% de son effectif (en comptant les morts, les blessés, les prisionniers, les disparus et ceux qui rejoindront après la bataille) et Clam-Gallas, quant à lui, en est déjà à un tiers. Avec des malus de -5 et -3 (sur 1d10) à leur jets de manoeuvre, cela va être très dur, d'autant que la garde Impériale prends la relève du corps fatigué de Baraguey et mac Mahon, et que les italiens sont en forme (ils n'ont que peu combattu, mais leur soutien moral a été très important)

Le Kaiser décide de mettre Zobel en ligne pour couvrir le regroupement des deux corps (Stadion et Clam-Gallas) fortement éprouvés. Cela n'est pas du goût du comte Stadion, qui se met à la tête de son dernier régiment à peu près en état de combattre, et charge bravement et glorieusement. Il éjecte les français de Solférino. Temporairement bien entendu.

 

12Situation à la fin. Un corps détruit, un autre à moitié détruit, un troisième peu entamé mais qui se retrouve seul face à un corps français et deux divisions italiennes, le tout frais, soutenus par deux corps français entamés, mais toujours en état de tenir leur terrain.

 

Mais ce baroud d'honneur ne sauve pas les autrichiens. En effet, les deux corps français, quoique bien éprouvés, n'ont pas atteint leur seuil de pertes lourdes (à partir duquel les malus d'activation commencent). La garde est presque en ligne et va venir prendre en charge la suite de la bataille (4 brigades fraîches) et plein d'artillerie, sans compter la cavalerie qui se dirige vers la plaine au nord.

C'en est trop pour les autrichiens qui décident d'une retraite générale.

Les deux armées se sont couvertes de gloire, mais comme c'est le vainqueur qui écrit l'histoire, nous retiendrons les exploits des français et de leurs alliés.

Mention spéciale à la division Forey qui a perdu la moitié de son effectif pour prendre Solférino. Le général Bazaine s'est couvert de gloire, nul ne sait où sa carrière l'emmènera... Toute l'Armée d'Afrique a rivalisé de courage et d'honneur.

Au final, deux corps autrichiens sur 3 sont hors service et le troisième va finir par se prendre sur la tête, outre les italiens qui monopolisent des troupes supplémentaires, outre la garde qui monte en ligne, les troupes françaises qui se sont illustrées depuis le matin.

Une bien belle partie, terminée plus tôt parce qu'il fallait bien partir, mais qui ne laissait plus guère de doute sur l'issue de la bataille.

Orange Leader et JMP réclament vengeance, mais ceci est une autre histoire.