Napocalypse Now

12 février 2021

Les Grandes Batailles du FESSE n°1. 1859. Voir Solférino et Mourir

Daniel Costelle avait sorti la série des Grandes Batailles de l'Histoire, à voir facilement sur youtube. Cela a vieilli mais reste tout de même très intéresant à regarder.

Le FESSE, qui n'invente rien mais recycle tout, fait pareil, mais avec les batailles qu'on joue.

Une fois n'est pas coutume, diront certains, mais je vais essayer de m'y atteler. Il faut juste que je pense à prendre des photos de nos parties. Les mauvaises langues (tant mieux pour eux si leurs épouses ne sont pas d'accord), diront que même avec des photos, je ne fais pas de compte-rendu.

Il y a un fond de vérité là-dedans que je vais tenter de contredire par tous les moyens que mon génie brillant (surtout dans le noir et en tout bien tout honneur) mets à ma disposition. 

 

Je commence donc cette rubrique avec Solférino. Minden, où môssieur le marqus a brillé, et Aspern-Essling suivront, si je retrouve les photos de ce dernier. Ainsi que Manassas.

Il y aura aussi deux autres types de séries : Les Grandes Parties pas Fines du FESSE, nos parties hors scénarios et napocalypse et Les Grandes Campagnes du FESSE, avec notamment 1815, dès que la situation sanitaire nous permettra de ramener Réré la Mitraille à Paris.

 

 

Retour donc à Solférino, juin 1859.

 

Nous avons rejoué la bataille le dimanche 13 octobre 2019, au club de Figurines et Stratégies, F&S, à ne pas confondre avec leurs lointains cousins du FESSE, un peu comme le singe et l'homme, on se demande qui est le singe et qui est l'homme d'ailleurs.

 

Les pervers

D'éminents membres du FESSE et de F&S avaienr répondu à l'appel :

- le sanguinaire Orange Leader, sanguin comme son orange d'ex-patron, ou de futur-ex. Le taff c'est un peu comme les meufs, on ne sait jamais trop où on en est, sauf au moment du divorce/licenciement, et tu sens le léger picotement tout en bas du dos

- le sadique des Alpages, ou l'Alpaga Sadique, appelé plus sobrement Le Suisse.

- le pervers des gros tubes, l'artilleur fou, un des dupont-dupond de la Voga, Réré la Mitraille, qu'on appelle aussi parfois Rémi.

- le chargeur fou, gentiment nommé Lapinou. Ma chère et tendre l'appelle plus volontiers Nounours. Nous, on l'appelle de temps à autre Ludo.

- Le Père Héa, un sage parmi cette brochette de dépravés ludiques, une main sur le coeur, l'autre soit dans ta gueule, soit à farfouiller au fond de l'une de ses poches trouées, histoire de vérifier la présence de l'argenterie de famille. Tout dépends s'il est revêtu de son cuir clouté ou de sa robe de bure (ou les deux, l'un dessus l'autre, il ne faut pas se tromper de sens). un pervers qui aime à jouer avec le Suisse en napo, c'est dire si le cas est désespéré

- et moi-même, votre modeste (sisi) quoiqu'illustre serviteur.

 

Le FESSE était bien représenté, bien qu'il manquât à l'appel le sinistre Don Perversio, qui boudait devant la 12568è blessure de Neymar, celle où il s'est retrouvé entre thiago silva et un autre trans, parce qu'il préfère le sudiste suprémaciste à l'indépendantiste italien. Il a changé d'avis entretemps, ayant découvert que l'uniforme de l'armée italienne de 1859 et 1866 ressemblait étrangement à une de ses tenues préférées du jeudi soir au Lagon Bleu, entre celle de marin (avec le pompom) et celle d'officier nationaliste sadique interrogeant une jeune et vierge militante du POUM. Je parle bien sûr de la célèbre tenue en latex, celle avec les fermetures éclair. 

 

La règle

Nous avons utilisé la règle Brigade Age of Valor (notre adaptation de Brigade Fire and Fury et de Age of Valor) au second en pire. Nous utillisons le même système, simple, à base de d10, de cul, de manoeuvres savantes et de fusils rayés qui a fait le succès de cette règle. L'adaptation tourne plutôt bien, même si'il me reste du travail pour la mettre au propre (en profitant au passage de trduite l'original...), et utilisant quelques bonnes idées d'une ou deux règles pour non pas rajouter de la complexité, mais ce qui manque à BFF, la dimension stratégique. D'un autre côté, en sécession, les batailles de 20-30.000 hommes sont courantes. En second empire, on se rentre dedans directement à 2 ou 3 corps de chaque côté. J'ai troué un système simple à mettre en place et qui n'ajoute rien à la longueur de la partie pour cela, j'y reviendrais ultérieurement. J'ai en vue du temps devant moi, confinement et opération (oui, je dois passer sur le billard bientôt), pour peaufiner tout cela, peindre et jouer aussi.

Les premiers tests ont très bien tourné, on a testé d'autres trucs, mais nous revenons à nos premiers amours de Fire and Fury, le dé10. Cela marche très bien. le feu est bien rendu, pas décisif, mais puissant, l'artillerie en concentrations est redoutable (une batterie isolée peut être pénible, quatre batteries à 1000 mètres font rapidement de gros dégâts sur une brigade). Elle a en effet un truc qui apaise l'adversaire. Il faudra bien gérer les zones urbaines, on se bat beaucoup en ville en Europe (oui en sécession, il y a très peu de villes déjà sur les lieux de combat, cela n'aide pas)...

 

Les rôles

Ce dimanche 13 octobre, nous avions donc rendez-vous dans les plaines lombardes pour en découdre. Au Kremlin-Bicêtre, sans Vladimir, mais avec une belle brochette de pervers ludiques.

Lapinou voulait jouer français, Rere la Mitraille voulait jouer autrichien. Le Suisse, arrivé à la bourre (je ne comprends pas, avec toute cette horlogierie, comment il faiut. Moi je n'ai pas de montre, donc c'est normal que je sois, aux dires des autres, en retard) eut droit aux italiens et à leurs fusils à bouchon. J'en profite pour livrer une citation historique du suisse lors de cette partie : "pour tirer, il faut que je m'approche?". Oui, à la guerre, on peut prendre des coups, cela arrive.

Restait un rôle français et deux autrichiens à jouer. On s'est réparti cela je sais plus comment, mais nous avons pu éviter le duel au sabre le matin derrière l'église.

Lapinou, Le Suisse et moi-même formions le camp des gentils, venus se faire tuer pour libérer quelques ritales, oups pardon, italiens. Et leur permettre de commencer leur unification. Et ensuite les défoncer pour une vague histoire d'écclésiastique non pédophile au Vatican quelques années plus tard, et pour s'apercevoir qu'ils nous aideraient pas en retour face à la Prusse, car après tout, les Prussiens, ennemis de l'Autriche, étaient forcément leurs alliés naturels, selon le vieil adage, l'ennemi de mon ennemi est mon ami...

Orange Leader, JMP et Remi jouaient autrichien. On a frôlé l'incident diplomatique quand il a fallu répartir les rôles. En effet, le corps de tête autrichien est quelque peu dispersé, en train de se mettre en ordre de bataille quand 4 divisions françaises, généraux sabre entre les dents à leur tête, leur tombent sur la gueule, sans avoir eu l'élémentaire politesse de leur manipuler le bout avant de leur rentrer dedans. Personne ne se pressant pour le jouer, il fut procédé à un tirage au sort parmi les joueurs autrichiens. Orange Leader, qui avait eu l'idée de ce tirage pour éviter de le jouer, reçut donc le commandement du 5ème Corps, sous Stadion, l'agneau sacrificiel, Le Père héa (JMP) celui de l'ivrogne de service, à savoir Clam-Gallas, et Réré, celui de Zobel, à ne pas confondre avec Zobi le général zélote adepte des combats de gladiateurs, qui rentrera plus tard (dans la partie, pas dans le gladiateur, cela ne nous regarde pas)

 

Le scénario

Pour corser les choses, les Empereurs n'arrivant qu'un peu plus tard sur le champ de bataille, les joueurs n'avaient pas le droit de faire de plan de bataille avant que leur général en chef ne soit présent (il ne faut en effet pas oublier que c'est avant tout une bataille de rencontre). Napoléon III arriva rapidement, le Kaiser était un peu plus aux fraises, voire aux framboises... Chaque corps autrichen était un peu livré à lui-même en attendant. Notons que quand le Kaiser est présent, les joueurs peuvent parler, mais l'initiative passe de -2 à -3. Comme quoi... A l'usage, cela me semble un peu trop restrictif et peu fun. Pas de plan avant la bataille pour aucun des deux camps, les joueurs peuvent ensuite échanger des messages rapidement par écrit ou parler entre eux. On s'en fout, on joue.

 

Avant d'ouvrir la page Kultur, une photo du champ de bataille.

 

Champ de bataille avec nom des lieuxEn rouge, les éléments urbains importants. Les français doivent prendre Solférino, Cassiano et Cavriana avant la tombée de la nuit. Les italiens doivent prendre, de leur côté, Pozzolengo. Il y a du travail

 

L'objectif principal de la bataille éponyme.

20Tout est calme. Pas pour longtemps!!!

 

Maintenant, un peu d'histoire.

En ce mois de juin 1859, après s'être pris une petite fessée à Magenta, les autrichiens ont reculé derrière la ligne du Mincio. Mais l'Empereur Josef prends alors le commandement et décide d'attaquer, persuadé que les alliés sont toujours derrière la Chiese. Le mouvement offensif autrichen est sûr de lui et décousu. 

Le lendemain, les autrichiens, certains de leur force, de leur droits, de leur prérogatives et conscients de leur supériorité intellectuelle sur les alliés, ne s'embarassent pas à coordonner leur marche (on ne va pas s'emmerder avec des détails triviaux tout de même) et commencent leur mouvement longtemps après les français. A 7h00, le contact est établi. Stadion organise son corps à la va-vite autour de Solférino, pendant que Clam-Gallas, qui n'en est qu'à 2 grammes à cette heure - il a pris un peu de retard sur la gnole, sans doute un problème d'intendance, à moins que cela soit un régiment hongrois qui en ait détourné l'essentiel - essaie de s'organiser tant bien que vaille et que Zobel, quant à lui, est toujours en marche derrière. 

En face, les maréchaux MacMahon (joué par Lapinou) et Baraguey d'HIlliers (moi-même) finissent de mettre en ligne leurs troupes et commencent gaiement à rentrer dans le vif du sujet... Derrière, la garde suit. Pas d'excitation, la garde en 1859 c'est pas le top, les meilleurs troupes sont celles de MacMahon et son Armée d'Afrique. Un peu de cavalerie complète le dispositif. 

Les italiens montrent en même temps leurs têtes de colonne, mais Le Suisse aura du boulot, il a une table à traverser pour atteindre ses objectifs. Déjà qu'il a dû mal à attaquer une position à trois contre un en temps normal, alors traverser une table complète, qui plus est parsemée ici et là de quelques grenzers avinés, cela risque d'être vite insurmontable... Heureusement, point de corps de jeune garde à mettre dans la poche cette fois-ci, pour le cas ou les deux cosaques au coin du bois franchiraient l'Elster...

25La brigade de tête autrichienne voit les troupes françaises se mettre en place, au-delà de portée des fusils. L'histoire n'as pas retenu quels mots de réconfort le comte de Stadion a susurré à l'oreille du général Von Victimz avant de l'envoyer ralentir les français.

 

 Retour à la partie

La partie commence gaiement par le Tour 1, quelle surprise! Dès le début, l'avant-garde italienne, un bataillon de bersaglieri et un régiment de cavalerie, montrent le bout de leur nez en longue colonne de marche. Personne en face à plusieurs kilomètres, Xaver décide de se risquer et d'avancer un peu mais pas trop... On ne sait jamais, la saison de la chasse est ouverte, et même s'ils ont pas une gueule de sanglier ou de cycliste en gilet jaune fluo, un coup est vite parti, surtout avec 2.5 grammes dans le pif.

02

Déploiement initial des deux armées. Les français au premier plan sur fond bleu, les autrichiens au fond sur fond rouge, les italiens non notés, quelque part dans les bois à droite.

08BOn a trouvé les italiens, prudemment cachés dans les bois. Nous noterons leur uniforme très prussien. Et pour cause, je n'avais même pas commencé à les peindre, on a pris donc le sprussiens de orange Leader. Les prussiens et les italiens, c'est presque pareil. Pour paraphraser Dali, les prussiens parlent fort, les italiens eux aussi. Les prussiens gesticulent beaucoup, les italiens eux aussi. Les prussiens gagnent des batailles, les italiens eux non plus.

 

Pendant ce temps, les troupes françaises s'ébranlent droit vers leurs objectif. Mac Mahon, à droite, déploie son artillerie de réserve. Mais n'est pas artilleur qui veut, et Lapinou est plus sabreur que tireur. Il ne s'aperçoit qu'après avoir dételé son artillerie qu'il s'agit en partie de canons d'ancienne génération (pas rayés) et qu'ils sont trop loin. Pas grave, il suffit juste de les redéployer un peu plus loin en plein milieu des rizières... L'affaire de quelques heures tout au plus...

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L'artillerie dans la rizière, des mecs devant, l'ennemi trop loin. La morale de cette histoire est qu'en lisant un peu son ordre de bataille, on peut s'apercevoir que son canon de 12 est du lisse, et pas du rayé. Et que le projectile est peut-être plus gros, mais va beaucoup moins loin... N'est pas Réré la Mitraille artilleur qui le veut.

 

Ce n'est pas du goût du gébéral Villaine qui à la tête de ses chasseurs à cheval s'ébranle vers l'ennemi, à savoir un bataillon de jäger (prononcer iéger et non djager comme Mike. Au final, comme ça m'a gonflé, j'ai parlé de chasseurs...) autrichiens, qui jouait à l'enfant perdu, une de ses compagnies tenant une petite ferme.

24C'est dans ce moment là qu'on comprends, qu'à l'instar du capitaine Red dans Pirates, le général Stadion, une main sur le coeur, l'autre sur l'épaule du major Von Bumakoz, commandant du bataillon de jâger surnommé par la postérité les sacrifiés de Solférino : "Ecoutez mon bon Bumakoz. Il en faudrait plus des comme vous. Vous allez compter jusqu'à 10.000 puis rétrograder avec votre bataillon. Pas d'inquiétude pour votre femme et vos enfants, l'Empereur saura s'en occuper".

 

La division Decaen du corps de MacMahon (2ème Corps) en profite pour avancer au plus vite, de l'eau jusqu'aux genoux dans les rizières. Motterouge, qui commande l'autre division du second corps est un peu plus en arrière et ne devrait pas tarder à montrer ses têtes de colonne. A gauche, Baraguey d'Hilliers ne s'embarasse pas et fait, comme d'habitude, dans la finesse. J'avance aussi vite que je peux.

02ALadmirault n'est pas encore là. Admirons cet ordre français, cela ne vas pas durer, surtout avec les deux furieux qui commandent.

 

N'étant pas embarassé par trop de canons, je fonce au plus vite avec la division Forey, tandis que ma seconde division commandée par Ladmirault, avance en longues colonnes derrière lui. Les avant-garde étant déjà proche de l'ennemi, je commence à subir le feu imprécis (pas pour longtemps) des autrichiens. Ordre est donné de mettre baïonette au canon.

03Une vue d'ensemble, on voit que la pression française est très vite dirigée sur Solférino. Mais comme dirait le général anglais Sir H. Hull, il ne suffira pas de se mettre la noix entre les fesses pour la casser. Quel grand poète ce général gallois!

 

Stadion (joué par Orange Leader) ne perds pas de temps et commence à déployer son corps d'armée pour faire face au mieux. Il verouille Solférino avec un régiment autrichen, de l'artillerie en soutien et déploie ses troupes légères sur sa droite pour gêner l'avance française devant lui.

 

04Stadion déploie ses troupes du mieux qu'i lpeut pour contrer la menace. Elle vient de face face à un premier furieux, de gauche face à un second furieux, emmenant en plus avec lui les unités étrangères et disciplinaires. IL semble moins préoccupé par la droite, avec le Suisse qui essaie tant bien que mal de mener sa grande tâche, consolider son trône.

 

Orange leader envoie aussi une des brigades de la seconde ligne plus loin vers sa droite pour empêcher les italiens de prendre trop de terrain. JMP (Clam-Gallas) de son côté, vient appuyer Stadion face à la vague française.

 

05Clam-Gallas, sans son verre de brandy, sa robe de bure et son cuir clouté, manoeuvre. Les autrichiens ont semble-t-il décidé que Clam-Gallas couvrirait la gauche de Stadion face à MacMahon, ce qui permettra à Stadion de se concentrer sur Solférino pour faire face à baraguey d'Hilliers et à la garde qui commence à poindre le bout de son nez.

 

Pendant ce temps, Patouneaux, avec sa cavalerie, fait route vers la gauche française, pour lier entre elles les armées italiennes et françaises. il doit ainsi permettre aux renforts qui arrivent de se déploye rà l'abri. Mais le scénario indique que Partouneaux sera peut être demandé au sud du champ de bataille, tout à droite des français...

 

06Partouneaux, le nez dans le document portant l'ordre délivré par le capitaine Servitude, ne voit pas l'infanterie française. Cela engendrera quelques désordres. Magnanime, l'Empereur ne chatiera pas l'officier chargé de l'organisation des troupes. Il ira officier au Mexique par la suite...

 

A 7h30, des cris se font entendre sur toute la ligne française. Des dizaines de milliers de poitrine retentissent le cri de « Vive l'Empereur ». Sa Majesté vient se positionner sur les hauteurs devant Solférino pour organiser l'attaque. La seconde division (Motterouge) de MacMahon déboule déjà sur le champ de bataille en une longue colonne. Decaen, qui commande la première suit la cavalerie de Villaine qui tente une première charge sur les jägers isolés. Après une sanglante volée exécutée à bout portant, les chasseurs à cheval français refluent en désordre. A gauche, les italiens sortent du bois.

 

08Les longues colonnes des grenadiers piémontais débouchent. Quelques bataillons autrichiens vont tenter de les ralentir. 

 

Stadion ramène pendant ce temps sa nombreuse, mais dépassée artillerie, car équipée d'armes non rayées, pour supporter sa première ligne. La fusillade s'étend tout du long de la ligne de bataille et enveloppe les troupes d'une épaisse fumée. Les divisions d'infanterie française commencent à progresser pied à pied face aux autrichiens de Stadion,

65Les infanterie de ligne des deux armées se font face. Lorenz contre fusils rayés, qui va l'emporter?

 

La division Habermann, du III Korps, marche au son du canon, Ses brigades viennent, de manière dispersée, appuyer les lignes autrichiennes. Clam-Gallas, après avoir bu du café bien salé, descend à 1 gramme, et commence à organiser la marche de son corps d'armée à la rescousse de Stadion. Celui-ci voit arriver, au loin, de nouvelles colonnes françaises. Les cris redoublés de Vive l'Empereur ne laissent aucun doute. C'est la garde qui va déboucher.

09AA l'époque, je n'avais pas encore assez peint, et je n'avais que de la ligne pour tout représenter. Les longues colonnes de la garde arrivent, il y a encore toute la cavalerie de la garde derrière, hors table.

 

Mais c'est l'embouteillage. Les officiers chargés de l'organisation de la marche de l'armée française finiront sans doute eux aussi au Mexique. C'est un désordre sans nom qui s'installe derrière les lignes françaises. Les autrichiens ont déployé leur avant-garde, pendant que le reste de leur première brigade débouche sur le champ de bataille. Notre Suisse, découvre que ses troupes ont de vieux mousquets (peut-être même des arquebuses) et ne tirent qu'à 2 pouces, contre 10 pour les Lorenz autrichens. La découverte est rude... Il va falloir s'approcher.

 

 

A 9h00, la bataille bat son plein. Les troupes françaises ont pu déployer trois divisions maintenant, pendant que Bazaine et Motterouge viennent se mettre en ligne, le premier à la gauche du dispositif français, le second derrière la division Decaen. Les troupes de l'Armée d'Afrique se battent comme des lions et repoussent partout les autrichiens. Les jägers font des merveilles et repoussent les percées françaises. Une division de cavalerie autrichienne vient de déboucher sur le champ de bataille, et se dirige illico vers la droite, pour faire face aux italiens qui commencent à se montrer en force, et qui retrouve par là même tout leur courage.

34Bizarres ces uniformes italiens. Mais bon, contrairement aux prussiens qui gagnent des batailles et perdent des guerres, eux, ils perdent des batailles (Custoza, Caporetto)  et gagnent des guerres (1866, 14-18)

 

A 10 heures, la division de cavalerie de Partouneaux, après avoir foutu le bordel dans les colonnes françaises, reçoit l'ordre de son commandant de corps, de faire demi-tour, pour aller plus au sud, dans les plaines de Medole, où la bataille fait aussi rage (mais ceci est une autre histoire et représente les combats qui se déroulent en parallèle plus au sud).

27Solférino de doit pas tomber, sinon, toute la position autrichienne sera en l'air.

 

Une immense clameur retentit alors des rangs autrichiens : le Kaiser arrive enfin. Les joueurs autrichiens vont pouvoir enfin avoir un conciliabule. Et passer de -2 à -3 en initiative.

40Les généraux autrichiens sont joyeux d'apprendre la nouvelle. Acht, tu as encore échoué. Tu m'avais pourtant bien dit que ta cavalerie verrouillait  tous les chemins et que le kaiser ne pourrait jamais arriver sur le champ de bataille!

 

 

Les français profitent de ce moment d'inattention pour redoubler d'efforts et réattaquer les lignes de Stadion avec encore plus de véhémence.

 

32Il ne reste plus beaucoup de troupes entre les français et leur proie.

 

Villaine, énervé sans doute de son échec du début de la bataille, relance quelques charges de cavalerie, avec encore plus de succès pour les autrichiens. Le maréchal MacMahon lui ayant demandé au préalable poliment de se replier, il réitère l'ordre, avec cette fois ci un peloton d'exécution, au cas où celui-ci ne serait pas compris. Les zouaves, turcos, légionnaires et troupes de l'Armée d'Afrique continuent d'avancer dans les lignes autrichiennes.

 

 

Pendant que les têtes de colonnes de Zobel débouchent enfin pour aller contrer les italiens, les troupes de Satdion se défendent bec et ongle dans Solférino. Mais à 10h30, la ville tombe enfin.

49Acht kel choli firache!

 

Làs, le comte de Stadion lance des contre-attaques sans grand succès tandis que Bazaine fait monter la pression et permet aux troupes de Baraguey d'Hilliers de consolider leur prise.

42Bazaine, en cours de déploiement, qui une fois ses deux brigades en place, va s'enfoncer dans le dispositif autrichien et menacer Solférino.

 

Face à MacMahon, les troupes de Clam-Gallas commencent à relever les unités de Stadion, épuisées par près de 4 heures de combat. Près de la moitié du V Korps a été consumé, et le I Korps de Clam-Gallas commence lui aussi à subir de plus en plus importantes pertes.

La Garde Impériale débouche complètement et commence à se déployer derrière les deux corps en première ligne.

 

Pendant ce temps, les italiens débouchent enfin en masse !

46Le Suisse se fends même d'une petite attaque extrêmement audacieuse, en envoyant ses grenadiers contre un bataillon isolé d'infanterie légère.

 

Solférino est de plus en plus sous pression.

45Solférino au fond, les autrichiens de Clam-Gallas font ce qu'ils peuvent, mais les deux corps se sont fait authentiquement rouler dessus. Les pertes sont très lourdes. En face, les deux corps français commencent à donner des signes de fatigue, mais avancent toujours. Et la garde se déploie.

 

Baraguey, après avoir nettoyé ce qui traînait devant lui, et ayant une brigade qui garde son flanc, couchée dans les blés et réduite à 1/4 de son effectif initial, attaque Solférino

55Baraguey d'Hilliers pei cher son effort.

 

Les généraux autrichiens sont confiants

54La preuve!!!

Après plusieurs assauts, Solférino tombe. 

60Vive l'Emperereur!!! 

 

54L'état-major autrichien cache sa joie. C'est ça, la prise de hauteur des Habsbourg.

 

Solférino est tombé, Stadion recule de plus en plus, avec des troupes démoralisées, et Clam-Gallas ne va pas tenir longtemps. Les italiens ont déployé de nombreuses troupes et commencent aux aussi à imposer une forte pression. Bazaine, décide de se mettre à la tête de sa première brigade, et sabre au clair, emmène ses hommes. Deux régiments autrichiens, déjà affaiblis, en font les frais et partent en déroute.

 

58Après la chute de Solférino, les autrichiens ont reculé sur toute la ligne.

 

A midi, après 5 heures de combats furieux, la bataille est perdue pour les autrichiens. Même si deux villages restent à prendre loin derrière pour les français, il va être difficile pour Stadion de simplement rester sur le champ de bataille. Il a perdu 50% de son effectif (en comptant les morts, les blessés, les prisionniers, les disparus et ceux qui rejoindront après la bataille) et Clam-Gallas, quant à lui, en est déjà à un tiers. Avec des malus de -5 et -3 (sur 1d10) à leur jets de manoeuvre, cela va être très dur, d'autant que la garde Impériale prends la relève du corps fatigué de Baraguey et mac Mahon, et que les italiens sont en forme (ils n'ont que peu combattu, mais leur soutien moral a été très important)

Le Kaiser décide de mettre Zobel en ligne pour couvrir le regroupement des deux corps (Stadion et Clam-Gallas) fortement éprouvés. Cela n'est pas du goût du comte Stadion, qui se met à la tête de son dernier régiment à peu près en état de combattre, et charge bravement et glorieusement. Il éjecte les français de Solférino. Temporairement bien entendu.

 

12Situation à la fin. Un corps détruit, un autre à moitié détruit, un troisième peu entamé mais qui se retrouve seul face à un corps français et deux divisions italiennes, le tout frais, soutenus par deux corps français entamés, mais toujours en état de tenir leur terrain.

 

Mais ce baroud d'honneur ne sauve pas les autrichiens. En effet, les deux corps français, quoique bien éprouvés, n'ont pas atteint leur seuil de pertes lourdes (à partir duquel les malus d'activation commencent). La garde est presque en ligne et va venir prendre en charge la suite de la bataille (4 brigades fraîches) et plein d'artillerie, sans compter la cavalerie qui se dirige vers la plaine au nord.

C'en est trop pour les autrichiens qui décident d'une retraite générale.

Les deux armées se sont couvertes de gloire, mais comme c'est le vainqueur qui écrit l'histoire, nous retiendrons les exploits des français et de leurs alliés.

Mention spéciale à la division Forey qui a perdu la moitié de son effectif pour prendre Solférino. Le général Bazaine s'est couvert de gloire, nul ne sait où sa carrière l'emmènera... Toute l'Armée d'Afrique a rivalisé de courage et d'honneur.

Au final, deux corps autrichiens sur 3 sont hors service et le troisième va finir par se prendre sur la tête, outre les italiens qui monopolisent des troupes supplémentaires, outre la garde qui monte en ligne, les troupes françaises qui se sont illustrées depuis le matin.

Une bien belle partie, terminée plus tôt parce qu'il fallait bien partir, mais qui ne laissait plus guère de doute sur l'issue de la bataille.

Orange Leader et JMP réclament vengeance, mais ceci est une autre histoire.

 

Posté par tizizus à 18:51 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
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01 octobre 2020

1859 - Bataille de Piccola Lotta, appelée aussi Ein Kleiner Kampf, partie 1

Une peite bataille sur Mit Blund und Eisen, pour dire que c'est l'adaptation de Nick Dorrell de Fire and Fury au second empire, commencée il y a des années avec Fire and Furia Francese.

 

Quelques mots après lecture de la règle

Autant le dire tout de suite, on est en terrain connu. C'est la première édition de Fire and Fury, avec ses nombreux défauts, qui sert de base. Le d10, honi par certains, a été remplacé par un astucieux 3d6, qui permet de moduler les résultats. Deux conséquences directes : l'aléatoire est moins brutal, les pertes semblent plus lourdes. Cela semble surtout dû à l'artillerie à bout portant qui devient vraiment léthale (une batterie de 8 canons va tirer comme plusieurs centaines de fantassins armés de chassepots). Ca change.

Tout cela ne rebutera pas le FESSE. Surtout Réré la Mitraille, habitué à donner du sextuple SIX avec son artillerie russe à Blücher, surtout quand il a la pauvre et frêle British Guards en face...

Les tables ont été revues, avec l'ajout de nouveaux résultats, puisque l'amplitude est plus grande. IL y a plus de place pour de nouveaux résultats. Un beau travail d'adaptation réalisé par Nick Dorell, a qui on doit aussi Twilight (pas le film) of the Sun King, od the Soldier King, of divine right...

Mais si le moteur est celui de Fire and Fury, cela reste basé sur la première édition. Le système astucieux et rapide des manoeuvres n'est pas encore présent, ni le système des mouvements fixes en focntion du terrain (et non sous la forme, 2 pouce pour 1 pouce dans tel terrain...). Il faudra l'intégrer ce qui est rapide à gérer. la table de mouvement est déjà notée sur nos aides de jeu. Pour les manoeuvres ,à partir du moment où l'unité a le droit a un full move, elle peut effectuer une manoeuvre (marche par le flanc, demi-tour sur place...) Pas de quoi modifier la règle, ce que nous ne souhaitons pas, mais intégrer les deux ou trois éléments interessants qui accélèrent la partie et qu'on utilise avec Brigade Fire and Fury.

Ces éléments apportant vraiment une accélaration du jeu, pourquoi s'en priver?

Nick Dorell a aussi ajouté quelques éléments interessants et donnant un sel à la règle, le bon sel qu'on aime bien retrouver dans nos règles : l'infanterie qui se couche, les carrés (peu utilisés), le moral des formations (divisions ou corps)... Astucieusement, quand une unité appartenant à une formation qui a déjà été bien touchée, elle ne lance plus 3d pour ses tests de manoeuvre, mais 2... voire...1. Ca pique vraiment là...

Il y a plein de petits trucs en plus que je vais tenter d'illustrer par un petit compte-rendu avec des annotations règles. A la fin de ce compte-rendu, je donnerai mes impressions après une première partie, si cela vaut le coup de continuer (je n'ai pas de doute à la lecture), et si oui, quels sont les aménagements éventuels à faire (pas sur les tables de résolution, qui sont calculées par l'auteur, mais sur des précisions à apporter, notamment les précisions qui ont été faites entre la v1 et la v2). Il y a aussi un ou deux résultats de combats qui nous choquent, à discuter avec l'auteur.

 

Ces précisions porteront en fait sur les tables elle-mêmes, ou juste un résumé des actions est noté. Je ferai un petite aide pour permettre de bien utiliser ces tables, avec les précisions qui manquent, notamment sur les reculs, retraites...

Le jeu devrait donc être très interessant, sans être une simple transposition de FF ou BFF au second empire. Exit maintenant Age of Valor, dont les valeurs de tir plus ou moins farfelues, les scénarios sans aucun effort pour les rendre ludiques,  les trois clases de moral... ont fini par nous rebuter (trop de travail pour le rendre vraiment interessant). Cette version par Nick Dorell ,ous semble en effet très prometteuse.

Place maintenant au petit compte-rendu de notre partie jouée en deux fois, on en profite, on laisse en place !

 

Contexte de l'affrontement

Le rideau se lève donc sur l'Italie du Nord, en 1859. Pour jouer, nous avons tiré aléatoirement un terrain parmi tous ceux utilisables avec les tables partiellement modulables qu ej'avais réalisé pour Ligny et Wavhau (2015 et 2013). Manquant de place chez moi, et ayant tendance à me idsperser horizontalement, j'ai tout laissé au FESSE. Ca nous fait plaisir tout de même de jouer sur de belles tables.

 

Mi-juin 59, entre Magenta et Solférino. Toujours pas de casque à pointe ou de rauppenhaum peint, alors...

Les deux généraux en chef ont décidé de manoeuvrer par le nord, tentant ainsi de déborder la position de l'ennemi. Du côté allié, deux divisions italiennes, appuyées par le corps de Canrobert, forment l'aile marchante. Elles vont se heurter aux corps des deux SM qui vont se faire déboîter à Solférino (et que les archiducs JMP et Benedikt adorent jouer, surtout quand il faut s'habiller de circonstance : slip de cuir, cagoule à fermeture éclair, laisse et collier clouté, baillon-boule rose.). J'ai nommé Stadion et Clam-Gallas, à savoir les V et I Armee Korps.

Ceci représente environ 24000 italiens et 17000 français, contre 40000 autrichiens. Ce n'est donc pas pour les âmes sensibles.

Dans le rôle du slip en cuir/baillon-boule, c'est à dire de l'autrichien, nous avons ... Votre Serviteur. Il adore jouer autrichien. Peut-être parce que la dynastie des habsbourg est étroitement liée à la Grande Espagne qui a dominé le monde...

En face, jouant français, Réré la Mitraille. Il a opté pour la seule armée des trois qui possède des canons rayés.

Don Perversio, quand à luin a choisi de jouer ritale, sous le nom d'un de ses avatar, il sinor Satiro di fagioli battista, conteggio delle fustigazioni. Kel choli titre, pourrait dire un autre de ses avatars, le comte Von Pervz.

La fine équipe réunie, nous allons pouvoi rprésenter la bataille. Après tirage au sort de la table, notre hôte pose quelques villages pour habiller la table. Celle-ci sera digne de l'Italie du nord, tous les champs seront considérés comme des rizières ou des merdes de ce genre... Les deux tiers sont donc du terrain inégal. Chouette!!!

 

Nous tirons ensuite les zones de déploiement aléatoirement, et l'autrichien se retrouve avec le V Korps à côté de l'armée italienne et française, tandis que le I Korps aura un peu plus de trajet à faire pour aller chatouiller l'ennemi. Chaque zone de déploiement voit l'une des divisions d'infanterie déployée. Le reste des troupes arrivera à partir du tour 2, puis 3, puis 4, en fonction des armées.

 20200925_211854Au premier plan à gauche, la première division du corps de Clam-Gallas, en biais, les italiens, à droite au milieu, les autrichiens de Stadion, et en fond de cour, les français de Canrobert (ou Con Robert, Cons se le disent)

Un joyeux bordel en perspective. Le sort désigne Réré la Mitraille et ses français qui déploient une division. Bien groupée, compacte, chasseurs à pied en couverture, artillerie sur les flancs pour faire le ménage.

 

20200925_211903une meilleure vue du champ de bataille, les autrichiens encore au premier plan. Quel talent!

 

Monsieur de Schlick (moi-même donc) organise le corps de Stadion en défense, en diagonale, afin d'oberserver les français et les italiens. Il aura comme rôle principal le pivot de l'assaut destiné à couper en deux les rebelles italiens aidés par les français.

 

20200925_211949Le corps de Stadion, comme on dit en Ligue 1, bien en place!

Don Perversio, se mettant parfaitement dans la peau des italiens, se place prudemment derrière un ruisseau et sur la colline le surplombant. Le second corps autrichien se déploie face à lui, à bonne distance.

 

20200925_212000Les italiens, attendant fébrilement leur ennemi.

 

 

Les mouvements commencent. Le corps de Stadion ne bouge pas mais l'artillerie est mal placée. Il faut rapidement la redéployer. Notamment à cause du manque de portée des canons à âme lisse. Une seule batterie est bien orientée, elle va permettre de nettoyer les hauteurs de l'artillerie française, au fur et à mesure qu'elle se mettra en batterie sur les crêtes.

 

20200925_230904L'infanterie autrichienne au contact! il était grand temps.

 

Les troupes de Clam-Gallas avancent donc vers les lignes italiennes. Enfin, c'est ce qui était prévu, mais les ordres ont du mal à passer. Les brigadiers ne sont guère enclins à bouger, d'autant plus que seul leur divisionnaire peut les contraindre à avancer. L'arrivée de la seconde division du corps, accompagnée de Clam-Gallas himself va enfin fair eun peu de mouvement. Au bout de deux heures, les troupes arrivent enfin àportée de combat. Les italiens en ont profité pour déployer leur seconde deivision derrière la première.

De l'autre côté, les chasseurs à pied français, trop fringuants, se sont risqués à découvert, contre l'avis de leur général. Un bataillon se fait alors fusiller à bout portant par trois bataillons de grenzers tandis qu'un bataillon de jäger essaie de prendre le petit village, en haut, au nez et à la barbe de deux régiments de ligne français. Mal lui en prends, cette brigade charge, nettoie le terrain de l'infanterie légère, et s'avance parmi les troupes légères autrichiennes.

L'IR 40, juste derrière, n'aime pas cela et le fait savoir bruyamment. Pas à la manière italienne (au secours, tout est perdu) mais à l'allemande : worwarts!!!! bayonnettes croisées, le régiment charge et repousse avec fracas l'insolente brigade française.

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Les pertes sont encore assez légères, mais sur toute la ligne, les batteries sont entrées en action et les unités de ligne sont maintenant à portée de fusils. Enfin, pour ceux équipés de fusils rayés. Les italiens, équipés de mousquets, n'ont pas encore tiré une seule fois.

 

 

Les Bersaglieri, inprudemment avancés, sont chargés par un régiment autrichien, mais ce denier ne peut enlever la position derrière, tenie par le 3è de ligne italien. Belle tentative, i ly en aura d'autres.

 

Suite au prochain épisode

 

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01 février 2020

Magnésie, ou les vertus de bien se fariner les mains avant d'empoigner sa sarisse ou son pila, Partie 4 et fin

Plop,

Dernière partie de la bataille de Magnésie. J'aurai pu faire du Keegan et bâcler cela en deux lignes, genre et après s'être bien mis sur la gueule, il rentrèrent chacun chez eux et allèrent honorer leurs épouses.

Bon, je ne suis pas Keegan, et je vais tenter de finir en beauté, même si les souvenirs commencent à être un peu lointain.

Afin de bien se rémémorer ces trises évènements, voici les résumés, partie UN, DEUX et TROIS.

Le soleil se couchait à l'horizon, entre deux nuages, transformant les innombrables gouttes de pluie en autant de joyaux aux yeux des combattants.

Après ce bref instant de poésie, les infanteries lourdes en étaient aux mains. Les gladius tranchaient dans le vif, les piques empalaients leurs adversaires. Chaque armée avait pu repousser une partie de l'ennemi et se tenait sur le flanc de l'ennemi.

Les unités étaient tellement mélangées que les romains étaient obligés de scruter la virginité anale du gars qu'il avait en face de lui pour vérifier que ce n'était pas un romain, mais bien un grec décadent. Pour les séleucides, cétait plus facile. Bien maquillé, garde royale à pied ou à cheval, maquillé normalement, autre séleucide, pas maquillé, soit horde asiatique soit romain. On tape dans le tas, les premiers ne sont pas chers pour ANtiochos Mega. Et vu ce que les asiatiques ont pris dans la tronche au début de la bataille, il n'en reste plus beaucoup à ce moment.

Sur la droite séleucide, l'infanterie de Pergame, après avoir vu la cavalerie se lancer à elle-même un sort de téléportation majeure sur les Champs Elysées, tenait son rang. Les lourds cataphractes séleucides, soi-disant l'élite macédonienne, n'osait pas tenter sa chance face aux longues lances acérées des mercenaires de Pergame. La cavalerie romaine sur son flanc, ayant une présence rassurante, n'y était sans doute pas pour rien.

Les éléphants, après avoir chargé la cavalerie romaine, se trouvent un peu éloignés du champ de bataille. Ils resteront sourds à l'appel désespéré de leurs cormacks. Le stratagème imaginé par Perversus, un lointain ancêtre d'un lecteur de ce blog, avait fait son oeuvre. En effet, Perversus avait attaché un peu plus loin une centaine d'esclave, après les avoir enduit de fluide séminal d'éléphante... Quel génie déjà...

Il ne se passera plus grand chose sur cette aile.

Sur la gauche romaine, la droite séleucide donc, les cataphractes et toutes les troupes dans le coin avaient défoncé les légions alliées qui leur faisaient face et poussé les troupes légères hors du champ de bataille. Ils auraient bien pillé le camp, mais il restaient de nombreuses troupes à la garde de ceux-ci, et les cataphractes préféraient se faire empaler par autre chose que par les longues lances romaines...

Il ne se passera plus grand chose non plus sur cette aile.

En effet, au centre, les légions romaines et les phalanges, après s'être rentré dedans de face, par le côté et par un sens que la morale chrétienne m'interdit de mentionner, étaient au bout de cet effort.

Et à ce jeu, les romains l'emportent enfin. L'armée séleucide est battue, la phalange quasiment détruite sur place, mais avec assez de cavalerie pour empêcher ce qu'il restait des troupes montées romaines de poursuivre efficacement.

Antiochos Mega se retira, encore une fois, vaincu du champ de bataille, mais cette fois-ci, il ne devait plus y apparaître.

ROMA VICTOR

En vrac, quelques photos choc de la bataille

74163540_418974175453235_1575002977465270272_nCataphractes et Agemas attendent patiemment de charger, bien protégés par leurs lourdes armures d'airain, derrière leur écran de levées asiatiques.

 

74567410_523309531855601_5030620774906462208_nAprès avoir fini de purifier l'atmosphère devant eux, les légions pivotent pour aller prendre la phalange de flanc.

 

75199900_424916098456035_6058887644090204160_nLe Consul donne ses ordres. "Wipe'em out. All of them"

 

75224738_544648643004321_489582956998819840_n"Alors toi, p.....n de e....é de je vais n.... ta m.... si tu me refais un As. Je ne suis pas Robert moi, bordel!"

 

75233481_579741769431011_7850749168212508672_nChef, il faut tourner, le camp est à gauche. mmmm?

 

75561481_2435635140036464_2292111990178447360_n

 

Les fameux chars à faux de Robert! Une grande réussite.

Quelques jours après cette bataille, deux légionnaires montent la garde. Le premier demande à son pote, un peu distrait : "A ton avis, j'ai couché avec combien de femmes depuis que je suis dans la légion?". L'autre, un peu préoccupé, murmure simplement : "mmmm?. "Oh non, pas autant, lui rétorque le premier".

Dans la semaine, si le boulot ne me rattrape pas trop vite, Gettysburg au FESSE.

Pluche

Fred

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03 janvier 2020

Magnésie, ou les vertus de bien se fariner les mains avant d'empoigner sa sarisse ou son pila, Partie 3

Voici le trosième volet, et sans doute avant-dernier, ou antépénultième, de la saga magnésie

Les épisodes précédents, c'est ici et .

Nous en étions resté, l'année dernière, au moment calme précédent l'intense poésie du choc des infanteries lourdes.

 

74175409_2504875972899134_5902990896864952320_nCa va piquer chérie!

 

Les romains avaient lancé une espèce de sort de "Disparition Majeure de Troupes de Merde", bien aidé en cela par Rob Tisonis, le commandant des chars à faux et des levées asiatiques (il a dû en faire des conneries pour se retrouver à commander ces troupes le pauvre)

L'aile gauche séleucide avait quelque peu agi aussi, perdant quelques troupes aussi, et infligeant quelques pertes aux romains, surtout dans sa cavalerie et ses crétois, autant dire rien d'irremplaçable pour le Sénat.

Mais les séleucides avaient un plan. Surtout le commandant en chef de la Garde Royale Séleucide, favori préféré d'Antiochos Méga et répondant au doux nom d'Amaboth. Amaboth était né dans les provinces syriennes, alors sous domination lagide, ce qui explique sans doute qu'il ait eu autant de vice en lui. Il s'était fait un nom, une nuit, alors qu'il surprit malencontreusement un ennuque du palais, très bien placé dans l'ombre derrière le trône, aux prises avec quelques belles : "c'est pas un ennuque?". La disgrâce frappât le traître (et des batons, des pierres, avant de finir empalé sur une pique enduite de harissa) et la place échut au bon Amaboth qui sut rester discret. Juste le Roi fut mis au courant... Il n'aurait sans doute pas mal pris la chose et se serait contenté de couper la tête à son ennuque si les belles en question n'étaient pas en plus les filles du Roi... 

Bref, Amaboth fut remercié et reçut le commandement de la Garde Royale en lieu et place du précédent, qui se faisait vieux (et dont l'accident de chasse, quelques jours avant, un javelot perdu... avait libéré la place).

 

Quelques années après, nous sommes sur le champ de bataille de Magnésie. Ayant constaté que les argyrapsides avaient perdu en valeur combattante, Amaboth eut l'idée d'un stratagème ingénieux. Il fit voler par les capitaines Fellus et Cunihus, deux frères de tente, le tonneau de Mascarat de l'unité. Cela mit quelque peu le désordre dans les esprits, mais la guerre était là. Le romain surtout.

Alors que les infanteries avancaient prudemment les unes vers les autres, les capitaines Fellus et Cunihus montrèrent les légions à leurs soldats : "Gardes Royaux! Argyraspides ! Voilà l'ennemi ! Envoyons-le aux Champs Elysées!". Le discours n'eut que peu d'effet. Amaboth alors, sur son cheval blanc orné d'un rose des plus coquets, harangua ses troupes. "Soldats ! Regardez les légions face à vous ! Regardez ce qu'ils dressent comme enseigne ! Votre tonneau de mascarat !" Amaboth fut ravi de son effet, il s'était toujours félicité de toujours bien entretenir sa compétence en lancer de javelot, cela peut toujours servir, comme lancer un tonneau de mascarat dans un camp romain pendant la nuit.

Le discours eut un effet des plus radicaux. "Hou, Haaaaaa." Les Gardes se mirent à courir vers l'ennemi, manquant de piétiner le pauvre Amaboth qui se trouvait sur leur chemin. Ni une ni deux, la Garde Royale Séleucide, aidée de ses éléphants, s'enfonça dans les lignes romaines, comme un vieil hoplite dans un éphèbe. En quelques minutes, les deux lignes de hastatis et de princeps se trouvèrent enfoncées, en tout bien tout honneur.

 

74366033_452090605664799_8117308105756246016_nScène rare de l'utilisation de la magie à To the Strongest. Lancement du sort de "disparition instantanée de légion" par les argyraspides. Et mon mascarat? Et mon rose à lèvres?

 

Puis, pivotant sur leur droite, ils commencèrent à attaquer la légion suivante. Les pertes furent énormes  chez les romains.

Mais ceux-ci réagirent. Profitant de l'agilité de leurs manipules, ils s'infiltrèrent dans les lignes, démontèrent une seconde unité de galate qui passait par là, et prirent à leur tour de flanc la longue ligne de phalange.

73177686_708301033015635_1871589075052396544_nLa situation s'est quelque peu compliquée pour les galates et les capadocciens !

 

Les pertes s'étaient fortement accumulées dans les deux camp. 

 

74567410_523309531855601_5030620774906462208_nOn leur défoncera leur fondement, ran tan plan !

 

L'aile droite séleucide, sur l'impulsion de la Garde, s'était enfin mise en branle et avait percuté violemment la légion qui lui faisait face. En moins d'une heure, toute la gauche romaine s'était effondrée, et le camp était menacé.

 

Quid de l'autre aile? 

Après la déroute des chars de Tisonis le Maudit, la cavalerie romaine en avait profité, avec les pergamiens, pour mettre la pression sur la droite séleucide, déjà bien entâmée moralement (et dans le fondement de leur motivation à se battre). Les troupes asiatiques pliaient, mais pour une fois, ne cédaient pas. Les éléphants chargèrent, ce qui permit de dégager le terrain, et les cataphraces, contrairement à l'aile droite, hors de vue de leur Roi, n'osèrent pas charger les profondes formations de lanciers pergamiens qui leur faisaient face.

Puis, la cavalerie tarentine sous le latin Mélenchus, qui s'était faite oublier à l'extrême gauche du dispositif, se rabattit soudaiement dans le flanc stratégique des romains. Les pergamiens, qui étaient seuls dans leur secteur suite à la folle avancée de la cavalerie romaine, folle avancée jusqu'à ce que des barissements retentissants la fasse réfléchir à deux fois, durent tant bien que mal se débrouiller face à plusieurs axes d'attaque.

 

73168748_507695013409095_1519701030101581824_nLa cavalerie romaine en mauvais posture. Comme disait le tribun Homus, qualifié souvent d'idiot par ses pairs, ce fameux sot d'Homus, il vaut mieux avoir un éléphant dans le flanc qu'un grec derrière. Délicat dilemne, il avait un éléphant grec dans le flanc.

 

Après quelques tirs, charges, esquives..., les compagnons d'Eumènes de Pergame, lachèrent pied. Le chef des compagnons, Rambos, avant de fuir avec ses cavaliers dit à son Roi : "Ô Roi, ce n'est pas ma guerre". Puis il retourner honorer sa femme, Adrianas de Pergame, laissant les romains et Eumènes se débrouiller. Ahhh ces mercenaires!!! Jamais le sens des priorités!

 

74569472_2636962273051305_745583769712328704_nLes cataphractes piétinent, les auxiliaires aussi, les tarentins manoeuvrent derrière

 

Le moment le plus important de la bataille était arrivé. Les deux armées approchaient dangeureusement de leur seuil de démoralisation. Le moral des phalanges ne tenait plus qu'à un fil, celui des romains était déjà en lévitation, pour éviter toute chute. Mais pour combien de temps?

 

74268564_532775297504783_7215063217783963648_nPling, Bang, Ouille, Achtung, je m'égare, c'est pour le second empire. L'habitude des autrichiens, vous savez ceux qui parlent la même langue que les allemands, mais sans hurler, et qui s'habillent bien.

 

Arès, plus que Mars, ou Mars, plus qu'Arès, contemplait le champ de bataille. Qui allait l'emporter?

 

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12 décembre 2019

Magnésie, ou les vertus de bien se fariner les mains avant d'empoigner sa sarisse ou son pila, Partie 2

Plop

 

 

 

 

 

 

 

La suite de la bataille de Magnésie, entre romains et séleucides. La première partie, c'est ici.

Les deux armées se font face dans la brume humide. Une odeur fétide émane de la rivière. Le Grand Roi, Antiochos Mega, en profite pour sortir de la besace de son aide de camp, une outre de parfum. Tout en s'ointant délicatement de ce doux mélange, et se regardant dans le bouclier brillant d'un argyrapside, une pensée lui vint à l'esprit : " Oh mon Moi-Même. Si j'était attiré par les hommes, je serai amoureux de moi, tellement je suis beau". 

Son fidèle page, Sklaversus, le ramène à la réalité. "Oh mon Grand Roi, les troupes n'attendent que ton glorieux signal pour entamer la bataille". Le Roi n'eut pas le temps de faire un signe de la main, les trompettes résonnèrent dans le silence de ce matin, en provenance des lignes latines. Les romains avaient ouvert le bal.

73077488_545157889617601_1241832979811008512_nVu de l'arrière des lignes séleucides avant la bataille. Le Xyston vu de dos, ca claque aussi.

Les deux armées s'ébranlèrent donc (en tout bien tout honneur, comme il se doit) l'une vers l'autre. Les légions romaines restent l'arme au pied, pendant que les vélites avancent vers les lignes ennemies pour nettoyer la racaille syrienne, mysienne, anatolienne, tout ce que l'Empire Séleucide compte de troupes légères, qui se trouve devant elle. Les javelots volent, les flèches pleuvent en provenance des lignes asiatiques, rien n'y fait. Les vélites, blanchis sous le soleil de plusieurs campagnes, repoussent inexorablement les lignes légères séleucides, découvant ainsi la phalange et surtout les éléphants.

 

Sur la gauche séleucide, les chars à faux entament une fière charge au galop et balaient quelques mercenaires crétois qui passaient par là. La cavalerie romaine se révèle un peu plus dure à casser et résiste bravement. Les cataphractes entament leur pas lourd vers les lignes ennemies, tandis qu'une unité de cavalerie légère, sans doute des arabes, s'infiltre sur l'extrême droite romaine, pour aller tourner le dispositif ennemi, voire piller le camp. En fonction de l'évolution de la bataille.

74400101_406513066955646_5662152873484484608_nLes chars de Robert sont prêts à enfoncer les lignes et refaire les fondations de l'armée romaine.

Les lignes légères séleucides perdent pied et commencent à partir en déroute sous l'oeil impassible des phalangistes (non espagnols) et le regard torve des éléphants. Les premiers javelots pleuvent sur les éléphants, mais après avoir ouvert brillament l'affrontement, il semble que les vélites rateraient un éléphant dans un stand de tir.

Les chars à faux font face maintenant à la cavalerie romaine.

74179713_1466761456833184_6182087264852508672_nQuelques minutes avant le drame, jusque-là, tout va bien!

Celle-ci, plutôt que charger, préfère utiliser l'arme des troupes légères et fait feu. Un trait perce l'oeil unique du conducteur du char de tête (non ce n'était pas un cyclope, mais il avait déjà perdu un oeil contre les lagides quelques années auparavant). Celui-ci soudain aveuglé, rendu fou par la douleur, fouette ses chevaux et les lance dans une charge échévelée. Mais hélas pour lui, et surtout pour les troupes séleucides, le sens de l'orientation a dû lui aussi être touché et il part directement vers son arrière. Ce faisant, il  déroute dans l'autre unité de chars à faux, qui elle-même déroute et emmène deux unités de chameliers et d'archers arabes qui se disaient qu'ils étaient plutôt pas mal... 4 pertes pour un tir, médaille au mérite pour le tireur. Sacré Robert avec ses jets foireux. 

Ce n'est pas cela qui va arrêter les séleucides. La phalange décide d'avancer, prudemment, face aux vaillantes légions. Ceux-ci, tout vaillant qu'ils sont, voient un mur de piques qui barit bizarrement, et qui avance, lentement, vers eux. En effet, le temps humide et pluvieux bloque la visibilité à 1 case. Idem pour les charges et les commandements. On n'y voit rien dans cette p... de pluie.

73275767_1396909543809268_7318544519136280576_nBreuuuuuum. Bastooooooooon.

La cavalerie cataphractée, les terribles hommes au dos bardé d'airain, avancent vers les pergamiens et la cavalerie romaine, avec la ferme intention d'en découdre. Mais les pergamiens, quasiment tous vétérans, ne tremblent pas. Les lanciers empoignent fermement leur manche, toujours en tout bien tout honneur, et le plantent en terre. Pas comme Paco Rabanne, mais ceci est une autre histoire. Voyant cela, les cataphractes décident d'aller plus à leur gauche, si la cavalerie romaine ne serait pas plus tendre.

Au centre, les légions romaines avancent vers les troupes auxiliaires des séleucides, galates, miliciens, auxiliaires... Quelques volées de pilum, et une ou deux charges bien ajustées, et les miliciens séleucides, sont désorganisés et au bord de la rupture. Cela n'est pas du goût de leur général, qui décide de les garder au contact, pour éviter de compromettre la longue ligne de phalange qui a repris sa marche vers les légions.

73346538_2718956728169889_6679426791053983744_nLe jeune éphèbe trahit son père et se fait transfuge chez les romains. Si on ne peut plus tranquillement s'assassiner entre familiers, où va-t-on?

Mal leur en prends, et Rome les renvoie illico voir si l'herbe est plus verte chez Taranis. La phalange regarde cela d'un air distrait. Ce ne sont que des galates après tout.

L'engagement est maintenant imminent entre les deux infanterie lourde.

Les éléphants séleucides ne sont toujours pas engagés et conservés en réserve.

74692441_952345481812378_895173791255101440_nLe babar cataphracté, c'est aussi un vieux fantasme (ludique) chez moi. Pas comme les hoplites huilés chez certains lecteurs assidus de ce blog qui préfèrent rester anonymes.

La suite au prochain épisode.

 

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09 décembre 2019

Magnésie, ou les vertus de bien se fariner les mains avant d'empoigner sa sarisse ou son pila, Partie 1

Plop,

Avec un mois de décalage, voici le compte-rendu de la bataille de Magnésie qu'on a joué à la convention d'Aulnay le we du 2 novembre de cette année. Oui, ce n'est pas comme le compte-rendu de Minden qui a deux ans... A publier bientôt...

Nous étions en démonstration sur deux jours, le samedi pour Magnésie, le dimanche pour Platées. J'ai les photos mais comme je n'y étais pas, je vais devoir broder un peu plus que d'habitude.

Nous étions accueillis par le très sympathique Troisième Age Premier Empire Club

75366339_550870399060331_4379044330245980160_n

Revenons à Magnésie. Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est la bataille ou Antiochos III Mega, a eu une nouvelle idée de génie : après avoir pris l'habitude à partir de Raphia de remporter son combat de cavalerie, de poursuivre, poursuivre... et revenir sur le champ de bataille et se dire, bah? elle est ou mon armée?, il a l'idée géniale de mélanger éléphants et phalanges. C'est sûr qu'après l'idée géniale d'un joueur crétin de mélanger cavalerie numide et éléphants, on n'arrête plus l'imagination des joueurs/rois.

Dans la réalité, cela ne fut pas très concluant, les légions romaines vétérans étant maintenant habituées aux expérimentations pachydermiques.

Dans notre reconstitution utilisant la règle To the Strongest de l'excellent, bien qu'anglais, Simon Miller, que s'est-il passé?

Et bien, je vais vous le raconter.

D'abord, la présentation des pervers ludiques qui se sont succédés (un peu comme dans les soirées mondaines de madame Lulu, tenancière du pensionnat de jeunes filles au pair de Jouy en Josas, à ne pas confondre avec l'école de jeunes filles au pair), cela a beaucoup tourné, certains joueurs changeant même de côté, pardon, de camp, en cours de partie.

Se sont succédés à la barre d'une armée, voire des deux pour les plus gourmands, Robert Double As, Droopy, Lapinou, Lui-Même et Lulu la Nantaise. Nous avons eu la visite du Prince Lulu, à ne pas confondre avec madame Lulu, bien qu'il y ait, avec le prince Fafa, certaines habitudes, mais cela doit rester entre nous. Nous jurons que ce secret ne sortira pas d'internet. 

Et cerise sur le gateau, nous avons vu en vrai, et il a joué en plus, malgré ce que peuvent raconter certaines mauvaises langues (contrairement à ce que disent leurs épouses) du côté du club Figurines et Stratégies, nous avond donc vu Nicofig lui-même, accompagné de son héritier (son fils pour ceux qui ont pas tout compris, il fallait appuyer?)

La preuve!

74411249_524857048073609_4410398132672659456_n

 

Les ordres de bataille

Là, c'est simple, on prends l'OB historique fourni par le scénario. Je reproduit ici les deux ordres de bataille, romain et séleucide. Je tiens bien sûr à disposition le scénario complet pour qui le veut. Je le mettrai aussi, à la fin des quelques billets qui vont composer ce compte-rendu, sur la page Facebook de To the Strongest Francophone.

On commence comme il se doit pas les méchants barbares décadents, piquiers moustachus, aiment la bite, aiment le cul. On verra qui reconnaîtra son classique...

Seleucid OOB        
  Description Points Save VPs
Antiochus, senior general Seneral general, heroic great leader* 11 3+ 2
Cyrtian slingers and Elymaean archers Light infantry slingers & archers, raw 3 9+ 1
Cyrtian slingers and Elymaean archers Light infantry slingers & archers, raw 3 9+ 1
Cyrtian slingers and Elymaean archers Light infantry slingers & archers, raw 3 9+ 1
Dahae Light cavalry bow 5 8+ 1
Agema Cataphracts, deep 17 6+ 3
Cataphracts Cataphracts, deep 17 6+ 3
16 Elephants Indian Elephants with escorts 12 6+ 2
Camp   1 - 3
Camp guards Spearmen, small 4 7+ 1
         
Minnio; General General, heroic, foot 6 3+ 2
Mysian archers LI archers, raw 3 9+ 1
Mysian archers LI archers, raw 3 9+ 1
Trallians LI Slingers brigaded with Cretans, raw 3 9+ 1
Trallians LI Slingers brigaded with Cretans, raw 3 9+ 1
Galatian foot Auxilia 8 6+ 2
Argyraspides + Elephants Pikemen, deep, veteran special** 20 6+ 4
Phalanx + Elephants Pikemen, deep, special** 17 7+ 4
Phalanx + Elephants Pikemen, deep, special** 17 7+ 4
Camp   1 - 3
Camp guards Spearmen, small 4 7+ 1
         
Zeuxis; General General, heroic, foot 6 3+ 2
Neocretans LI Archers, raw 3 9+ 1
Trallians, Carians and Cilicians LI Slingers brigaded with Carians and Cilician Archers, raw 3 9+ 1
Trallians, Carians and Cilicians LI Slingers brigaded with Carians and Cilician Archers, raw 3 9+ 1
Pisidians, Pamphyllians and Lycian targeteers LI Javelin 4 7+ 1
Pisidians, Pamphyllians and Lycian targeteers LI Javelin 4 7+ 1
Phalanx + Elephants Pikemen, deep, special** 17 7+ 4
Phalanx + Elephants Pikemen, deep, special** 17 7+ 4
Galatian foot Auxilia 8 6+ 2
Cappadcian foot Spearmen 7 7+ 2
Auxiliary foot Spearmen, deep 10 7+ 3
Camp   1 - 3
Camp guards Spearmen, small 4 7+ 1
         
Seleucus, General Mounted general, heroic 6 3+ 2
Scythed chariots Scythed chariots, raw 4 8+ 1
Scythed chariots Scythed chariots, raw 4 8+ 1
Pisidians, Pamphyllians and Lycian targeteers LI Javelin 4 7+ 1
Cyrtian slingers and Elymaean archers LI Slingers & archers, raw 3 9+ 1
Cyrtian slingers and Elymaean archers LI Slingers & archers, raw 3 9+ 1
Cyrtian slingers and Elymaean archers LI Slingers & archers, raw 3 9+ 1
Companions and cataphracts Cataphracts, deep 17 6+ 3
Cataphracts Cataphracts, deep 17 6+ 3
Galatian horse Cavalry javelin 9 7+ 2
Galatian horse Cavalry javelin 9 7+ 2
Tarentines Light cavalry Javelin 5 7+ 1
Dromedaries Light camelry, bow, raw 4 9+ 1
16 Elephants Indian Elephants with escorts 12 6+ 2

Une bien belle armée de 348 points. Le standard en antique est de 130 points par chez nous. Comme on peut le voir, Antiochos a sorti son catalogue la redoute pour composer son armée. Phalange, Galates (et non Galak), divers contingents plus ou moins civilisés, plein de nuées de tirailleurs asiatiques pourris, des chars à faux, des cataphractes... et bien entendu, sinon on ne jouerait pas, les éléphants.

 

En face, les gentils. Une double armée consulaire (8 légions plus une je ne sais plus pourquoi), un peu de cavalerie, et du Pergamien. Le tout survitaminé car vétaran de plusieurs campagnes, un total de 326 points.

Roman OOB        
  Description Points Save VPs
Allied legion general General, heroic 6 3+ 2
Allied Velites Light infantry javelin, vet 5 6+ 1
Allied Hastati/Principes Legionaries, veteran, special* 12 6+/5+ 2
Allied Triarii Hoplites, small, veteran 5 5+ 1
Allied Velites Light infantry javelin, vet 5 6+ 1
Allied Hastati/Principes Legionaries, veteran, special* 12 6+/5+ 2
Allied Triarii Hoplites, small, veteran 5 5+ 1
         
Roman legion general General, heroic 6 3+ 2
Velites Light infantry javelin, vet 5 6+ 1
Hastati/Principes Legionaries, veteran, special* 12 6+/5+ 2
Triarii Hoplites, small, veteran 5 5+ 1
Velites Light infantry javelin, vet 5 6+ 1
Hastati/Principes Legionaries, veteran, special* 12 6+/5+ 2
Triarii Hoplites, small, veteran 5 5+ 1
Camp   1 - 3
Camp guards Spearmen, small 4 7+ 1
         
Roman commanding general General, senior, heroic 7 3+ 2
Velites Light infantry javelin, vet 5 6+ 1
Hastati/Principes Legionaries, veteran, special* 12 6+/5+ 2
Triarii Hoplites, small, veteran 5 5+ 1
Velites Light infantry javelin, vet 5 6+ 1
Hastati/Principes Legionaries, veteran, special* 12 6+/5+ 2
Triarii Hoplites, small, veteran 5 5+ 1
Elephants African elephants 6 7+ 1
Camp   1 - 3
Camp guards Spearmen, small 4 7+ 1
         
Allied legion general General, heroic 6 3+ 2
Allied Velites Light infantry javelin, vet 5 6+ 1
Allied Hastati/Principes Legionaries, veteran, special* 12 6+/5+ 2
Allied Triarii Hoplites, small, veteran 5 5+ 1
Allied Velites Light infantry javelin, vet 5 6+ 1
Allied Hastati/Principes Legionaries, veteran, special* 12 6+/5+ 2
Allied Triarii Hoplites, small, veteran 5 5+ 1
Allied Velites Light infantry javelin, vet 5 6+ 1
Allied Hastati/Principes Legionaries, veteran, special* 12 6+/5+ 2
Allied Triarii Hoplites, small, veteran 5 5+ 1
         
Eumenes Brilliant general, heroic 11 3+ 2
Peltasts (veteran) Spearmen, veteran 9 6+ 2
Peltasts Spearmen 7 7+ 2
Pergamene cavalry Lancers, veteran 11 6+ 2
Traillians and Cretans Light infantry bow veteran 5 7+ 1
Traillians and Cretans Light infantry bow veteran 5 7+ 1
         
Roman general Heroic Mounted General 6 3+ 2
Roman cavalry Cavalry javelin veteran 11 6+ 2
Roman cavalry Cavalry javelin veteran 11 6+ 2
Roman cavalry Cavalry javelin veteran 11 6+ 2

 

C'est pas tout ça, mais le déploiement. Là, c'est simple. Et c'est là que c'est génial de ma part, j'ai procédé au déploiement historique.

75332762_573781056710249_3007673272771805184_nOh mon dieu, mais quel génie ce tizizus. Je ne sais pas comment il fait, j'en suis tout ému.

Tant que c'est qu'ému et pas émoustillé, ca peut mettre certains joueurs dans tous leurs états de jouer du macédonien à moitié nu et au corps huilé... Je m'égare...

Le déploiement est tel quel que fourni par le scénario

magnésie plan déploiementDéploiement des plus classiques, phalanges au centre précédée des tirailleurs asiates, flanquée de l'infanterie dite moyenne. Cavalerie et éléphants aux ailes. Les romains ont regroupé toute leur cavalerie et les pergamiens sur leur droite, face à la gauche grecque.

Cela donne ceci en figurines

73264421_409624409955079_2945244531555041280_nLa situation vue du camps séleucide. De gauche à droite, Séleucus, Zuxis, Minnio et le Roi à l'aile droite.

 

75328584_3100393613320753_3291553014556393472_nDu point de vue romain, de gauche à droite, les quatre doubles légions dont l'Histoire n'a pas retenu le nom des commandants, Eumènes de Pergame et Incognitus, commandant de la cavalerie.

Quelle armée remportera-t-elle la terrible confrontation? Qui du droit ou du barbarisme, édictera sa loi à la face du monde?

La suite au prochain épisode

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03 octobre 2019

To the Strongest! Hittites vs mycéniens, oh Seigneur Dieu

Troisième ou quatrième partie entre hittites et mycéniens à F&S, cousins du FESSE, ce vendredi 20/09/2019 au club du Kremlin-Bicêtre (F&S pour ceux qui n'ont pas suivi)

Pour éviter de se prendre une nouvelle branlée, le roi Hervemnon de Asnieros, petit royaume mycénien indigne de se frotter au Royaume du Hatti., mais bon, le roi Tizizipili est trop bon. Un jour, sa bonté le perdra.

Donc, le roi Hervmemnon rassemble une énième armée. Il commence à racler les fonds de tiroirs car il a déjà pas mal épuisé sa jeunesse. De plus, il a passé une sombre alliance avec le Pharaonet, euphémisme égyptien désignant un roitelet, Erikmenses XIII.

Ce dernier, toujours envieux et jaloux comme tout égyptien qui se respecte, surtout quand ils ont affaire aux hittites, a envoyé un renfort tout à fait spécial aux mycéniens. Nous y reviendrons.

Le roi Hervmemnon débarque donc une nouvelle fois avec son armée, 130 points de To the Strongest, pour venir se faire fesser avec une pelle par le Grand Roi Tizizipili, accompagné une nouvelle fois du prince héritier, le prince Dukon (prononcer dukeuin).

Les deux armées se rangent dans une vaste plaine, parsemée de terrains infranchissables, d'épais bosquets et de quelques palmeraies. Cela ne se voit pas sur les tableaux d'époque, mais le peintre était pressé par le temps. Sans doute un babylonien...


20190927_202058Le Théâtre des Tragédies

Le Grand Roi Tizizipili a emmené avec lui une nombreuse infanterie et sa noblesse sur ses 3500 chars. Quelques contingents à demi-sauvages de javeliniers en provenance des alliés du Septentrion, quelques archers légers dépenaillés venant des confins du Royaume et quelques chars légers envoyés par les clients syriens venaient compléter le tout.

Le Roi Hervmemnon, toujours en attente des renforts égyptiens, se disait qu'on ne pouvait décidemment pas faire confiance à des gars qui se marient avec leur soeur. Il avait amené sur les rivages méridionaux de Troie, une forte infanterie, parfois appuyés d'archers, quelques guerriers venus du nord, le tout devancés par des nuées de tirailleurs, aussi nombreuses que les sauterelles sur une plaie d'Egypte. Quelques chars, pas plus d'un dizaine de dizaine de dizaine, venait épauler le tout.

20190927_202846Sans oublier quelques mercenaires archers "lourds' qui gardent le camp. A ne pas protéger leur camp des convoitises de l'ennemi, cela pourrait finir par jouer un tour aux mycéniens

Le roi Hervmemnon forme son centre par deux grosses phalanges d'infanterie, précédée de nuées de javeliniers. Il met à sa droite sa charerrie, et la relie à son centre par un mince cordon de troupes légères dans les palmeraies. Sa gauche est constituée du reste de son infanterie et des guerriers du nord.

Le Grand Roi Tizizipili quant à lui, décide simplement mais génialement, de placer son infanterie au centre du champ de bataille, les tirailleurs devant aller occuper les hauteurs boisées et les palmeraies. Il ammène la moitié de sa charrerie sur son aile gauche, face à la charrerie des étrangers, et l'autre moitié à son aile droite, mais en retrait de son infanterie. Quel plan génial! Le Grand Roi Tizizipili aurait les mêmes moeurs que ses ennemis, il serait amoureux de lui..

20190927_202903Une autre vue du champ de bataille. Mycéniens à babord, Hittites à tribord

La bataille s'engage. Le roi du Hatti emmène fièrement ses nobles à la rencontre de l'ennemi. La maison représente du terrain infranchissable, ce qui, malgré son anachronisme certain, permet de bien visualiser que tu ne peux pas y rentrer. Plus que le videur black culturiste à l'entrée. "Désolé m'sieur. On ne rentre pas pieds nus ici. Caligae minima."

20190927_203704La gauche hittite avance, ainsi que le centre gauche. 

 

20190927_203711Le centre droit est plus prudent, surtout en voyant les masses d'infanterie en face et se contente d'occuper le terrain difficile à sa droite. Les chars hittites de l'aile droite font volte-face et vont rejoindre leur Grand Roi au galop.

Après les premiers mouvements hittites, les mycéniens tous estourbis de ce magnifique bal, vont tenter de réagir.

 

20190927_203718La situation après l'ouverture du bal par les hittites.

 

Le roi Hervmemnon ne va pas s'en laisser compter pour si peu. Il a déjà perdu deux armées, il peut bien perdre la troisième. N'écoutant que son courage, il prends ses chars avec lui et fonce vers le Grand Roi Tizizipili.

Le combat s'engage. Le choc est violent, les chars hittites sont culbutés mais résistent. Le Grand Roi Tizizipili montre à toute l'armée son courage, debout sur l'un de ses cheval, et jetant ses traits au visage de ses ennemis.

 

20190927_204626La charge des mycéniens fut brève, mais violente.

Mais le drame vient. Son garde du corps, le thrace Traitros, profite d'un moment d'inattention pour l'assassiner par derrière. Voilà l'aide des égyptiens. Un assassin dans les gardes du Grand Roi Tizizipili. De vrais enfoirés ces incestueux du Nil...

 

20190927_205036Tué net. Deux médailles et hop, plus de commandement. Plus de Roi. Saloperie de carte de merde.

Heureusement que le prince Dukon arrive avec ses chars.

De l'autre côté du champ de bataille, les mycéniens entament un mouvement de flanc avec leur infanterie lourde. De l'autre côté de la Grande Dépression. Je ne sais plus laquelle. La numéro 29 je crois.

20190927_211035La situation après les premiers engagements. On voit que toute la charrerie hittite au premier plan va devoir jouer finement à coups de lances, tandis que l'infanterie hittite commence à serrer les fesses. Un observateur dira qu'ils serraient les fesses tellement fort qu'on aurait pu y casser des noisettes.

 

Après son coup d'éclat, le roi Hervmemnon prends la mesure de la toute-puissance hittite. En effet, les chars du prince hértier Dukon mettent la pression sur la charrerie mycénienne, le prince lui-même montant en pression à l'encontre du thrace régicide. Heureusement pour ce dernier, il est mort en tentant de fuir. Il est mort rapidement...

20190927_211940Vue d'ensemble de la bataille. L'infanterie mycénienne peine à avancer contre l'infanterie hittite.  L'unité d'infanterie la plus à gauche, perds de nombreux braves sous les flèches acérées des hittites.

Sur la gauche de l'armée hittite, la pression fait reculer la charrerie des envahisseurs grecs. Le corps jadis commandé par le Grand Roi Titizipili a été repris en main par son fidèle lieutenant, Servilos. Un autre thrace. Le prince Dukon le fera bouillir vif pour le punir d'être de la même race que l'assassin qui a tué son père.

20190927_213121Le centre hittite voit la vague mycénienne s'approcher dangereusement.

Autant la gauche hittite avance sur la droite mycénienne, et ce malgré les retours offensifs de celle-ci, autant le centre hittite commence à plier sans rompre. Une fois éjecté de ces appuis, la situation s'aggrave nettement. D'autant plus que sur l'extrême droite hittite, commandée par le Maréchal Lepenus, les sauvages engagés à prix d'or par Hervmemnon commencent à déboucher

20190927_214904On rentre dans le momentum de la bataille. Les mycéniens débouchent pas la droite hittite, le centre grec commence à faire trop reculer le centre hittite. La gauche hittite, par contre, enfonce de plus en plus la charrerie des mycéniens.

La situation empire pour chaque camp. Centre et droite hittite, droite mycénienne. Mais les chars du prince Dukon ont réussi à prendre en écharpe la ligne mycénienne, tandis que ses autres chars, menés par l'un de ses mignons (pas dans le terme mycénien, mais dans le terme qu'il est plutôt beau gosse), nommé Sodomilibibi, poursuivent les chars légers mycéniens pour les bouter hors du champ de bataille. Le camp avec ses femmes et son or (sans doute égyptien) est proche. Quant aux femmes, si elles sont mycéniennes, elles doivent encore être vierge, au vu des moeurs plus que rudes de ces barbares.

20190927_215213Le second momentum. L'infanterie hittite commence à craquer, comme la charrerie mycénienne

 

La bataille est rude. Un général mycénien rejoint ses ancêtres ce qui handicapera le centre de l'armée grecque. Les pertes montent, il ne reste que quelques médailles à chaque armée. 

Mais les mauvais tours s'enchaînent et aucune armée ne parvient à prendre le dessus. Chacun, par sa gauche, a pris une position extrêmement favorable sur l'ennemi.

20190927_220146L'infanterie hittite s'est bien défoncer la gueule, et ne recule plus. Les morts ne reculent pas. Il ne reste maintenant qu'un écran de chars légers, mais les lourdes unités d'infanterie mycéniennes, très puissantes de face, vont avoir du ml à manoeuvrer.

De l'autre côté du champ de bataille, les chars hittites remontent la ligne de bataille à coups de lances et se dirigent en parallèle sur le camp.

20190927_223226

Le moment décisif. Il ne reste que trois médailles aux mycéniens, et le camp est pillé par les chars hittites. Bon, pas de vierge, mais des femmes égyptiennes. Ca les changera de leurs frères habituels...

Au final une belle et longue partie, où la victoire a longtemps hésité entre les méchants et les gentils. Heureusement, happy end, les hittites l'ont emporté. L'honneur est sauf, sauf celui des femmes d'Egypte, mais ceci est une autre histoire.

 

 

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08 octobre 2018

Illipa 206 avant... oh Jesussssss!!!!

Salut à tous,

Je viens dépoussiérer un peu le blog, j'ai fait mon fainéant. Je me suis aperçu que j'ai deux comptes-rendus en attente, dont un sur Minden, partie qu'on a joué en octobre 2017 au Trophée Alexandre v2.0 1er du nom. Dans deux semaines, les 20 et 21 octobre, ce sera la seconde édition

En attendant Minden, voici un petit compte-rendu rapide (pas de narration, mais de la photo et quelques commentaires plusou moins scabreux et correctement orientés de mon point de vue totalement objectif, comme d'habitude...)

Blog à suivre, il va y avoir quelques trucs dans les semaines qui arrivent, dont le lancement d'un projet Solférino avec le nain blanc notamment. Affaire à suivre donc.

Mais d'abord le chichi, car cela a fortement ressemblé à une violation anale ces deux parties. D'ailleurs, comme les deux parties de Illipa se ressemblaient, j'ai mis les photos en vrac

Commençons d'abord par les victimes et leurs sadiques bourreaux

img_2026

 Quelle bande de joyeux drilles!

 

img_2032

Le déploiement initial avant le drame. Le sufète Scoumounbaal a l'air confiant dans sa capacité à vaincre les romains.

 

IMG_7876

Mais c'était sans compter sur les consuls Cuïus, Bordus et Nouillus. Remarquez l'oeil vif, la manière de réfléchir, pouce en bouche. Du grand art!!!

 

IMG_7877

Après une avance plutôt timide de l'infanterie ibère au centre de l'armée romaine, les carthaginois décident de bondir à la gorge de l'ennemi au centre, et en temporisant sur les ailes. Le perfide romain y a en effet placé ses redoutables légions consulaires.

 

IMG_7878

L'aile gauche carthaginoise est bien embêtée. Le terrain l'empêche de déployer sa nombreuse cavalerie et les légions sont déjà presque au contact.

 

IMG_7879

 Le centre romain est sous la pression des lanciers africains de Scoumounbaal. Les pertes montrent, mais les problèmes de coordination des troupes puniques laisse apparaître quelques brèches.

  

IMG_7881

 Les romains, toujours remplis de courage, préfèrent reporter leur centre en arrière, afin d'éviter de le voir exploser sous le choc des longues lances des descendants d'Elissa.

.

IMG_7883

 La ruse opère. Le centre romain s'est vidé, les ibères s'étant soit repliés en arrière, soit reportés sur leur gauche, à savoir la droite des puniques.

  

IMG_7884

 Et justement la droite? Menés par le chef de guerre Padbolix, les contingents celtes et numides ont fort à faire face à une double légion, la cavalerie consulaire et le renfort d'bères que les africains ont été incapables de battre au centre. La situation a vite dégénéré sur cette aile.

 

IMG_7882

Et l'autre aile? Elle est aussi vérouillée par les romains. Alea Jacta Est qu'ils disaient!

 

IMG_7885

Les pertes sont éloquentes. L'armée punique a été disloquée à coups de pila, gladius et autres merveilles technologiques chères aux fils d'Enée.

 

IMG_7886Le romain a certes perdu quelques citoyens...

Belle partie. La seconde fut du même accabit, l'histoire en a déjà oublié les détails...

A la prochaine pour Minden

Pluche

Fred

 

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10 octobre 2017

Objectif Minden

Salut à tous

Le FESSE va rejouer la bataille de Minden lors du Trophée Alexandre le 18 novembre 2017 à Aulnay sous Bois.

Pour ce faire, il y a un peu de travail pour trois éminents membres du FESSE, Phil le Rennais, Lulu la Nantaise et Fred dit le Massicot. Trois orfèvres spécialisés dans le taillage de short, la découpe de costard et le taillage d'oreille en pointes.

Nous avons choisi (nous, en fait votre humble serviteur, mais sa modestie naturelle l'empêche d'assumer) le scénario Minden sur Might and Reason, la version officielle que vous trouverez sans problème ici.

Cette bataille a vu l'armée fançaise encore une fois battue par son homologue anglo plein de chose, comme d'habitude

Nous avons besoin pour cette démo de place, 2m40 par 1m80 (j'ai raccourci en longueur de table exprès), ce que Jean-Christophe nous a gentiment donné.

Nous avons besoin de terrain (j'hésite encore à acheter en vitesse quelques planches de styrodur, à les tailler et à les peindre et floquer rapidement) ou à faire une table classique avec de jolis élements de décors. Je vais sans doute pencher pour la seconde, cela m'obligera à donner un coup de fraîcheur à mes vieux décors.

Nous avons aussi besoin de troupes. De beaucoup de troupes. Car Might and Reason n'est pas fait pour les enfants. Ni pour les petits joueurs. Tu joues une bataille complète (bon ok, comme tous les jeux du FESSE en fait). 

Quand tu sais que pour une unité d'infanterie, nous avons 24 fantassins bien serrés, et 8 cavaliers pour la cavalerie, nous allons vite atteindre une quantité raisonnable de figurines.

Qu'on en juge par nous-mêmes :

Côté français nous aurons :

- 8 unités de cavalerie (garde, cuirassiers, grenadiers à cheval...), soit 128 marius

- 1 unité de hussards, à peine 12 marius

- 19 unités d'infanterie (étrangers, saxons, pardon c'est pas des étrangers, oui mais des spéciaux, ils sont à fidélité variable, ah ok, ca a l'air top, vieux et moins vieux régiments, voire même petit vieux, c'est vraiment le bordel là-dedans monsieur tweedy), soit je sors la calculette 456 marius

- 3 unités d'artillerie, et leur train, soit 24 marius

- On rajoute le général en chef (8 marius), les sou-fifres comtes, barons et autres nobliaux, soit une trentaine de marius

- les pertes si j'ai le temps et l'envie de les faire, soit une vingtaine de trucs

On arrive alors à 650-670 marius.

 

Et les anglois alors?

Ils ne sont pas en reste

- 7 cavalerie (anglaise, godone c'est la même chose, hanovrienne, teutonne hessoise et teutonne prussienne), soit 112 marius

- 11 infanterie (anglaise, hessoise, brunswickoise, hanovrienne), soit 264 marius

- 7 artillerie et leurs trains (j'espère), soit 56 marius

- idem que les français pour les pertes et les généraux, une cinquantaine de figurines

Soit pour les alliés 480 figurines environ

 

Le tout sur une table en relief avec des marais, un fleuve, des redoutes, des villages, des forêts, des champs...

 

Vivement la suite avec l'OB précis et les travaux en cours

 

Pluche

Fred

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13 juillet 2016

NAPOCALYPSE NOW - La Résurrection

Salut à tous,

Après plus d'un an à dormir, j'ai décidé de réveiller ce blog et de fournir enfin ce pour quoi il a été conçu, les comptes-rendus de bataille du FESSE.

 

J'ai dans les cartons celui de Hastenbeck, qui date déjà de quelques mois, mais à venir, retour aux sources en napoléonien le 17 juilelt prochain. La bataille de Wachau. Elle sera GLANDIOSE! Qu'on en juge par les chiffres

- 1 table de 3.60 par 1.80 mètres (en 15 mm siouplé), représentant le sud du champ de bataille de Leipzig, plus de 70 kilomètres carrés

- Plus de 4000 figurines

- Moults dés, réglettes et autres icônes indispensables

- Plus indispensable encore, deux palettes de bière pour tout le monde, 2 palettes de vodka pour les russes, 1 palette de schnaps pour les prussiens, 2 palettes d'eau de vie pour les autrichiens, et 3 palettes de fine napoléon pour les français. Plus quelques bouteilles d'eau, il ne faut pas oublier de bien se désaltérer

- Et surtout, 8 pervers réunis et avides de jeu, comme un conclave de prêtre en attente de la visite d'un orphelinat. A savoir donc

* Lord Nowulf, appelé aussi le Prince de la Malmoule. Il arrive même à la refiler à ses partenaires (mais pas à ses adversaires)

* Le Chauve des Algarves. La date est particulièrement bien placée, il a déjà bu une demi-palette de porto pour fêter la victoire de Cristiano à l'Euro. Il sera dans les meilleurs conditions pour jouer des russes

* Le Plastificateur Fou, qui fera le déplacement de son antre avec sa plastificateuse et gare à celui qui le fera chier. Il pourrait rentrer chez lui dans un sac en plastique.

* Les Dupont-Dupond de la Volga, de purs russophiles mono-maniaques. Ils ont les russes de la moskowa au 1 pour 1 à eux deux. De prus psychopathes qui s'entendent à merveille pour arracher les pires cris de souffrance à leurs adversaires, l'un à coup de boulet et de mitraille, l'autre à coup de baïonnette et de sabre.

* Monsieur Esclave, sa spécialité étant de faire des plans foireux puis d'accuser les dés de leur non-réussite.

* L'Exécuteur du Val de Marne, celui dont les parents utilisent le nom pour faire peur à leurs enfants pour qu'ils finissent leur soupe et fassent leurs devoirs.

Et Votre Sinistre Serviteur, dont on prend soin de ne jamais citer de peur de le voir arriver...

A bientôt pour les premières images.

En attendant, voilà ce qu'a donné la table la dernière fois...

20140209_092218

Avant le drame!

 

20140209_112952

Pendant le drame!

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